‹ Histoire du diocèse et de la ville de Chartres (volume 2)Chapitre 36 sur 67 · CHAPITRE XVL · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVL

Ix Pape s offense de la dissolution du mariage de Monsieur faicte par arrest. Le Roy fait examiner la chose. Décret des Docteurs, if le marquis de Sourdis, gouverneur de Chartres sur la démission du mareschal de Chatillon. Mort de M"" Estienne d'AligrCy chancelier de France , etc. Evesques chartrains. Guerre en Flandres. Fondation de VObit d' Henry-le-Grand et de lasolemnité de S^-Louis à Chartres. Autre de deux grands chandeliers d'argent. Naissance du Dauphin Louis, dit Dieu-Donné. Procession de l Assomption. Réforme à Josaphat. Mort d' Estienne Simon, 5'' de Cerceaux y devant Thionville.

SA Majesté ne voulant mescontenter Sa Sainteté qui faisoit force bruict sur cest arrest du Parlement , pour la dissolution du mariage de Monsieur, voulut avoir une déclaration du clergé général de France, les députés duquel estoient tous assemblés à Paris. Il leur proposa pour ce sujet si le mariage des princes du sang royal qui peuvent aspirer à la succession de la couronne et spécialement de ceux qui en sont les plus proches et héritiers présomptifs d'icelle, peuvent estre valides et légitimes, estant faicts non-seulement sans le consentement du possesseur de la couronne, mais encore contre sa volonté et défense. Ce qu'ayant esté mis en délibération et eu

An. 1635. sur ce Tadvis des Docteurs de Sorbonne , des religieux Jacobins, Augustins , Carmes , Cordeliers, Jésuites, Pères de TOratoire, Capuchins, Fullients et Minimes, fut arresté que tels mariages estoient illégitimes , invalides et nuls par le défault de condition sans laquelle les princes sont inhabiles à contracter légitimement et validement, suivant la couslume du royaulme de France, qui est raisonable, ancienne et confirmée par une légitime prescription , approuvée par Tauthorité de TEglise. Cinq archevesques , vingt-trois évesques , plusieurs abbés et autres constitués en dignité ecclésiastique , soubscripvirent à ce décret, le 7 juillet de la mesme année, qui servit conune d'eschelon ou degré à quelques-uns d'iceux pour monter aux plus haultes charges de l'Eglise. Sa Majesté nomma , le 29 septembre suivant, à Tévesché de Tréguier, le P. Noël des Landes, Blésois, religieux de Tordre de Saint-Dominique , docteur en théologie de la faculté de Paris et son prédicateur ordinaire. Je ne veux pas dire que son seing à ce décret ayt donné sujet à sa promotion à ceste Eglise. Il avoit assés de mérite d'ailleurs pour le faire parvenir, et les rares qualités desquelles il estoit doué, qui Teslevèrent par dessus la bassesse de sa naissance , pouvoient lui avoir procuré ceste dignité pour rescompense de sa vertu et de la peine qu'il avoit prinse par ses doctes sermons d'instruire l'Eglise jusques à une grande vieillesse.

Environ un mois ou cinq semaines après, sçavoir le 30 octobre , le mareschal de Chastillon , ayant esté pourveu du gouvernement d'Auvergne, remit entre les mains de Sa Majesté celuy d'Orléans , pays Ghartrain, Blésois, Vendosmois et Dunois, par devant Georges Prudhomme et Hélie Chicoineau, notaires royaux à Blois; ensuitte de laquelle démission Sa dicte Majesté en pourveut messire Charles d'Escoubleau , chevalier de ses Ordres , marquis de Sourdis et d'AUuye, ausquels il adjousta le gouvernement du cjiasteau d'Amboise. Ce fut une honorable recongnoissance des services par lui rendus pendant les mouvemens de ceste année , particulièrement pour avoir recouvert sur le sieur Parfaict, gentilhomme Lorrain, la ville de Chastillon-sur-Saône , dans laquelle quelques Croates s'estoient retirés, qui commettoient beaucoup de ravages et incendies entre Langres et Chaumont.

Le 11® de décembre, messire Estienne d'Aligre, chance-

lier de France, natif de Chartres, et Thonneurdesa patrie, An. 1636. décéda en sa maison de la Rivière , près Pontgoën , d'où il fut porté, suivant son testament, inhumer au monastère de Belhomer, prieuré de Tordre de Fontevrauld, où il gist en une chapelle à costé droict de Téglise des séculiers. Messire Pierre Séguier, garde des sceaux de France, fut choisi par Sa Majesté, pourrempUr ceste charge, la première de justice en France, de laquelle il près ta le serment le 9 du mesme mois. Monsieur et Mademoiselle , sa fille, se trouvèrent à ceste cérémonie, le duc de Saint-Simon, seigneur de la Ferté-au-Vidame dans ce diocèse, messire Claude de BuUion, chevalier, seigneur de Bonnelles , Esclimont , Gallardon , Ver et Mainvilliers aussi dans le mesme diocèse et sur -intendant des finances, avec quantité d'autres seigneurs.

Sa Majesté estant venue passer les festes de Pasques à Saint- Germain-en-Laye, fit la cérémonie du lavement des pieds à treize pauvres, lesquels il servit puis après à la table. Messire Denys Cauchon, naguèrcs prévost de Mazangey en TégUse de Chartres et lors évesque de Nîmes, y assista Leurs Majestés et fit Toffice ce jour - là et prescha devant elles. M' Charles d'Abra de Raconis, natif de près Houdanc dans ce diocèse, évesque de Lavaur, fit le mesme à Ruel , devant Son Enuninence.

Peu de temps après, Dom Ferdinand, fils de PhilippesIII, roy d'Espagne, dict le cardinal Infant, estant venu prendre possession de Flandres et des Pays-Bas qui lui estoient escheus en la succession de son père, fit courir une déclaration qui portoit que la priuse des armes qu'il avoit faicte , n'estoit que pour parvenir à une paix entre les princes chrétiens, et, néantmoings, dès le mois de juillet, entra en Picardie, avec le prince Thomas de Savoye et Jean de Vert, qui conduisoient ses trouppes, lesquels prindrent d'abord la Capelle, le Castelet et Corbie, avec autres places de moindre conséquence. Le Roy, voulant arrester ses armes, lui opposa une armée soubz la conduitte de Son Altesse Royale qu'il déclara généralissime d'icelle. Monsieur se transporta incontinent dans la province, où, avec M' le comte de Soissons, il mit le siège devant Roye, qu'il enleva le 18 septembre, et ensuitte print d'autres villes sur l'ennemi.

An. 1638. Le 23 d'octobre, Sa Majesté estant venue à Amiens, lesdicts seigneurs Ty vindrent trouver, où le blocus de Corbie ayant esté résolu, ils eurent leur quartier à Buig et Louville, distante de ladicte ville environ une lieue et demie du costé de Doulans. Geste ville fut tellement pressée et battue que les Espagnols, qui pensoient en faire une clef pour entrer en France, furent contraints la rendre, le 14 novembre, et la remettre entre les mains de son juste et légitime seigneur.

Geste année sortit du Ghapitre de Chartres messire François Maillier, chanoine en l'éghse dudict Chartres et abbé de Saint- Père de Melun , pour estre coadjuteur avec future succession de M' René de Bresley , évesque de Troyes en Champagne, et fut consacré soubs le tiltre d'Auguste, ou Augustopoli, ville de la Phr^'gie Salutaire, soubz la métropole de Synada.

Je ne trouve rien digne d' estre inséré en la présente histoire pour Tannée 1637, sinon qu'au mois de septembre. M' Charles, duc de Mantoue et de Nivemois et seigneur de Senonches et BrezoUes , qu'il tenoit auparavant qu'il parvint à ce petit Estât parle décès de Guillaume, son devancier, soubz le tiltre de Mantoue, décéda en ladicte ville de Mantoue, laissant pour successeur Guillaume, son petit-fils, aagé seulement de 8 ans. Il fut inhumé sans aucune pompe , ayant ordonné par son testament d' estre enterré en l'habit de saint François, auquel il avoit une grande dévotion. Il laissa de plus deux filles : l'aisnée fut la princesse Marie , que le Roy eust bien voulu donner pour femme à Son Altesse Royale, mais qui espouza, en 16. . Ladislas V Sigismon de Vasa, roy de Pologne, et après son décès, Gazimir, son frère, par dispense de Sa Saincteté, combien qu'il fust dans l'ordre des Jésuites, qu'il quitta pour prendre le sceptre Polonois, auquel les Estats du pays Tappeloient par l'élection qu'ils firent de sa personne ; la seconde fut la princesse Anne, qui fut mariée avec le Palatin. Elles n'eurent de la succession de leur père que les terres qu'il avoit en France, dont celles qui sont en ce diocèse, sçavoir Senonches et BrezoUes tombèrent au lot de qui les vendit au seigneur qui en jouit à présent. . . .

Au mois de janvier de l'année suivante 1638, le Roy, voulant tesmoigner sa dévotion et bonne volonté envers Téglise de Chartres, par ses lettres, données à Saint-Germain-en-Laye,

fonda en icelle un obit ou anniversaire solennel pour le repos An. 1638. de rame de feu Henry le Grand, son père, d*heureuse mémoire et pour la sienne, cjuand il auroit pieu à Dieu disposer de sa personne, avec Toffice solennel de la feste de saint Louis, roy de France , et quelques autres prières ; pour Thonoraire d'entretien desquels il donna à ladicte église à perpétuité cinquante grands minots de sel à prendre par chacun an dans le grenier à sel de Chartres, franchement et sans payer autre droit que le prix du marchand, qu'il voulut leur estre délivré par les fermiers des gabèles, présents et à venir et qu'ils furent par lui indemnizés de ce qui pourroit leur appartenir à cause de la délivrance qu'ils feroient desdits cinquante minots de sel , de laquelle quantité Sa Majesté oixîonna qu'il en seroit distribué quarante-six minots, sçavoir moitié le jour que se feroit ledict anniversaire, et l'autre moitié, le jour de la feste de saint Louis, aux doyen, chanoines et Chapitre de laditte église de Chartres, et les quatre minots resteroient aux marrégliers d'icelle, à la descharge du sieur évesque dudict lieu, à condition que lesdicts doyen et chanoines seroient tenus d'assister en personne auxdicts services, sans qu'ils peussent s'en excuser ni dispenser pour quelque cause et soubz quelque prétexte que ce soit, à peine d'estre privés et décheus de la distribution dudict sel, qui, audict cas, accroistra aux présents. Et d'autant qu'il avoit donné quelque temps auparavant deux grands chandeliers d'argent , pour estre mis devant le grandautel du chœur de ladicte église, avec deux cierges de cire blanche, chacun de cinq livres, qui brusleroient durant les premières et secondes vespres , matines, laudes et grande messe aux jours des grandes fêtes et solennités de ladicte église, obit et feste de saint Louis, Sadicte Majesté donna encores pour l'entretenement desdicts chandeliers, cierges et luminaire et assigna à ladicte église la somme de cinq cents livres de rente, à les prendre par l'œuvre et fabrique d'icelle, annuellement et perpétuellement, sur larecepte générale de ses finances d'Orléans, et qu'à ceste fin laditte sonmie de cinq cents Uvres seroit employée dans les estats qu'elle feroit expédier par chacun an au chapitre des fiefs et aulmosnes. Lesquelles lettres de donations et fondations furent enregistrées au Parlement de Paris , ouy le Procureur général , pour estre exécutées selon leur forme et te- IV. 24

An. 1638. neur, le 15 décembre 1638, et semblablemeut en la Chambre des Comptes, le 23 mars 1639, et en la Corn» des Aydes, le 13 mai suivant, après avoir fait apparoir, du consentement de maistre Philippes Hamel, adjudicataire des gabelles de France et des lettres d'attache des thrésoriers généraux de France, au bureau d'Orléans, du 10 juinaudictan 1639, signées Hanapier; enregistrées au bureau du grenier à sel de Chartres et chambre d'illiers, le 21 desdicts moys et an , signé Grenet; à la charge de payer les droicts des officiers dudict grenier à sel , lorsqu'on en fera la délivrance. Le Roy, au mesme temps, indemniza ledict Hamel, adjudicataire susdict des gabelles de France, de la somme de quatorze cent quatre-vingt onze livres treize sols quatre deniers, à laquelle reviennent lesdicts cinquante grands minots de sel par an, à raison de 29 Uvres 16 sols 8 deniers, oultre le prix du marchand réglé à sept Uvres pour minot, pour quoy seroit intervenu arrest du Conseil du 22 janvier audictan 1639 par lequel Sa Majesté indemnizoit ledict adjudicataire de ladicte somme de 1,491 livres 13 sols 4 deniers, et consentement ensuite dudict adjudicataire du 28 dudict moys, encores du 4 may suivant, en payant les 7 livres pour le droict du marchand et ceux qui sont deubs aux officiers du grenier à sel dudict Chartres sur chaque minot, qui estoient de 31 sols 3 deniers, lors de la vérification et enregistrement desdittes lettres de franc -salé au bureau du grenier à sel dudict Chartres.

Je ne puis laisser passer sans le dire que, le dimanche 17 de febvrier de la mesme année 1638, fut célébrée la messe en l'égUse des Frères Prescheurs de la ville de la Rochelle, de nouveau restablie après soixante et seize ans qu'elle avoit esté ruinée, avec le couvent, et les religieux chassés par ceux de la nouvelle reUgion, qui s'estoient emparés d*icelle, pour ce que cela s'est faict par les soings et diUgence de R. P. F. Nicolas le Febvre, docteur en théologie, religieux profès du mesme ordre au couvent de Saint- Jacques de Chailres, qui a faict rebastir lesdicts église et couvent, la possession desquels il a ostée aux ministres et prédicants de ladicte nouvelle reUgion , ausquels on les avoit assignés pour demeure et à autres de mesme secte, pour y bastir des maisons et s'y loger, lesquels il a contraints, en vertu des arrests qu'il a obtenus contre eux, d'en sortir et de

laisser lesdicts lieux aux religieux , pour y remettre et rebastir An. 1638. leur maison : ce qu'a faict ledict P. le Febvre et y a establi une communauté de religieux, qui y vivent avec beaucoup d'édification.

Au mois de juillet suivant j le prince de Condé estant allé assiéger Fontarabie, ville assize sur les frontières du royaume d'Espagne du costé-de Navarre, l'a voit réduite à telle extrémité, qu'il Teust peu forcer et emporter, si les trouppes qui estoient devant se feussent bien entendues avec les chefs, et ceux-ci entre eux. Mais, estant survenu quelque discord entre ceux qui avoient commandement , lesquels ne vouloient déférer les uns aux autres; et les Espagnols estant venus au secours des assiégés, du costé de la terre, à la veue desquels leur armée navale avoit esté coulée à fond par les François et entièrement défaicte, se ruèrent avec tant d'ardeur et de bonheur sur les assiégeants, sur lesquels les assiégés sortirent aussi et les prindrent à dos, que, les ayant enveloppés, ils en firent un horrible carnage, le 6 septembre, et firent lever le siège de devant. Beaucoup de personnes de condition y demeurèrent, entre autres le baron de Ver, près Chartres, de la maison de Montmorency-Fosseux, lequel y fut tué combattant généreusement en la fleur de son aage. La perte de ce jeune seigneur, qui promettoit beaucoup, fut une grande plaie à ceste famille qui espéroit son restablissement par son moyen et par Philippes , son frère , abbé de Lanois , qui mourut peu après avoir esté nommé à Tévesché de Tolonen 1651.

Un jour auparavant ceste défaicte, la Reyne accoucha de soû Dauphin, depuis Roy de France, soubz le nom de Louis XIV, du Dieu donné , pour avoir esté obtenu par les prières faictea à Dieu pour ce sujet et particulièrement en l'église de Chartres, où la Vierge honorée en icelle avoit autrefois, en pareille occasion , obtenu pour la France le roy Phihppes , surnommé pareillement Dieu -Donné. Ce qui porta Sa Majesté en recongnoissance des grandes grâces et assistances par elle receues par les intercessions de la mesme Vierge, à soubmettre sa personne, son royaulme et tout son peuple soubz la protection d'icelle par une déclaration spéciale qu'il fit publier par tous les diocèses de son royaulme , obligeant tous les évesques de ses Kstats de faire tous les ans, le 15 d'aoust, jour de l'As-

An. 1639. somption de ceste bienheureuse Vierge dans les deux, des processions dans leurs églises et en faire faire autant par toutes celles qui dépendent d'eux: elles furent commencées dans Téglise de Chartres et par tout le diocèse le mesme jour, et ont continué du depuis.

M' François de Loménie , évesque de Marseille, estant venu en son abbaye de Josaphat-lez-Chartres, pour y remettre et restabUr la discipline régulière qui s*y estoit relaschée par le malheur du temps, transigea avec les religieux Bénédictins réformés de la congrégation de Saint-Maur en France, le 28 aoust audict an 1638, à la stipulation de Dom Ansehnedes Rousseaux, prieur de Saint-Germain-des-Prés-lez-Paris, au nom et comme procureur de Dom Grégoire Tarisse, supérieur général de laditle congrégation, pour les introduire en ladicte abbaye. Ce que n ayant peu exécuter lui-même, me laissa procuration, pour le faire en qualité de son grand-vicaire en laditte abbaye. Je poursuivy leur establissement, qui fut faict par M' d'Estampes, évesque de Chartres.

. Ledict seigneur de Marseille estoit parti de son abbaye pour s'en retourner en Provence, où il se promettoit résider tout à faict. Il voulut veoir ses parents en s'en retournant, et s'achemina au heu de la Faye , pays de Limosin , où demeuroit sa sœur. Les gouttes Fy ayant prins , il fut contraint s'y arrester, et lui estant tombées dans Testomach , y décéda le 26 febvrier 1639. Son corps fut porté, suivant son testament et ordonnance de dernière volonté, en la cathédrale de Limoges, où il fut inhumé au milieu du chœur d'icelle.

La mesme année, y eut quelque bruict en Normandie, où certains brouillons couroient soubs le nom de gens pieds nuds, qui faisoient bien du mal, non-seulement en ladite province, mais encores en celles qui leur estoient voisines, comme la Chartraine. Le Roy fut obligé lever du monde pour dompter l'audace de ces impertinents, qui ne respectoient personne, qui les fit dissiper. Il envoya aussi, le mois de décembre, son chancelier avec six conseillers d'Estat et six maistres des Requestes et autres en la ville de Rouen, qui interdirent le Parlement, la Cour des Aydes et autres magistrats, suivant la déclaration de Sa Majesté du 17 dudict moys et substituèrent en leurs places certain nombre de leurs conseillers du Parle-

ment de Paris, pour rendre la justice, en attendant qu'on y An. 1640. eust donné un autre ordre. Ce qui fut faict vers la feste de Pasque 1641, que le Roy y restablit en leurs charges ceux qui avoient esté interdits.

Sadicte Majesté tint ceste année cinq armées en Flandres , Piedmont, Allemagne, Luxembourg et Roussillon avec divers succès, desquels je m abstiens de parler, n'y ayant rien qui puisse servir à ceste histoire, sinon la mort de Estienne Simon, sieur de Cerceaux, natif de Chartres, qui fut tué devant Thionville, où il avoit une compagnie.

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