CHAPITRE XI
Description de Dreux et pays adjacents; d^où est-ce qu'il a prins son nom; de quelques-uns de ses Comtes et Vicomtes.
LA ville de Dreux, d*où le pays Drocassin ou Drouais a prins son nom, vient ensuite du Perche, au regard de la Terre-Françoise et Terres-Démembrées, dont Longny et le Thimerais font partie. Il y en a qui rapportent sa fondation à Drius ou Druis, fils de Sarron, qu'ils prétendent avoir régné es Gaules, environ l'an du monde 2067, et luy avoir donné le nom. Comme je tiens tous ces anciens roys comme fabuleux, aussy
estimay-je plustost qu'elle a esté ainsy appellée du mot grec Ipuç, qui signifie mi Chesne, pour avoir été bastie dans le milieu des forests de Dreux et de Grotais, qui abondent en ces arbres, et estoient autrefois d'mie bien plus grande estendue qu'elles ne sont à présent; ou bien des Druydes, philosophes, juges et théologiens des Gaulois, qui les appelloient Drus ou Druydes ^ qui s'assembloieut en ce lieu, soit [pour] y vacquer mieux à l'estude des sciences, soit [pour] y faire leurs sacrifices avec plus de révérence et moins de destourbier, soit encores pour y observer le Guy, par l'abondance ou disette duquel ilsjugeoienl de la fertilité ou stéiililé de Tannée, soit enfin pour y juger et décider les affaires qu'ils avoient en main. Le mot de Z)rw5 ayant facilement dégénéré en celuy de Dreux.
Le Drouaisin n'est de grande estendue, non plus que la ville, qui est petite , mais bien troussée et gentille. Sa fondation est si ancienne que l'on remarque que les murailles estant tombées de vieillesse, elles furent restablies du temps de Clogion ouClodion, l'un de nos roys de la première ligne des François. Elle fut honorée, disent quelques-ims, du tiltre de comté, en faveur de Robert, quatrièsme fils de Louis le Gros, roy de France, et d'AUx de Savoye, sa femme, qui le luy baillèrent enappennage, dont il print le surnom. Je trouve néamoins que, dès longtemps auparavant et dès Tan 965, il y avoit un comte à Dreux, nommé Guillaimie, qui approuve la donation faite par mi certain Théodfred, de l'église de Saint-Georges-soubz-Motelles à Tabbaye de Saint-Père-en-Vallée de Chartres, ainsy qu'il appert parTactede ladite approbation, dans lequel il est fâict mention de Landry, père dudit Guillaume. Dans le Thrésor des Chartes de la mesme abbaye de Saint-Père, il se veoid un tiltre, concernant la donation d'Armentières, qui fut faicte à icelle abbaye, par les nommés Erchenoulf etRoscelin, son fils, que Gaultier, comte de Dreux, approuve, et outre luy donne la cure de Rohère et son consentement et approbation pour ledit Armentières ; encores, par autre tiltre touchant Taleud ou fief d'Escluselles donné audit monastère de Saint-Père par un Geoffroy et Joscelin, son fils, du temps de l'abbé Maynard, qui vivoit en 1011 et 1012, et plus bas du temps de Fulbert, évesque de Chartres, le mesme Gaultier aggrée ceste donation , en présence d'Eudes, comte de Chartres, de la reyne Berte, sa mère, et d'Agnès, sa sœur, fille de
ladite Berte, qui apposèrent tous leurs noms audit acte. Je trouve de plus, dans un tiltre de Saint-Thomas d*Espernon, de Tan 1053, un Gazon de Dreux soubzsigné, comme en im autre instrument de Saint-Martin-des-Ghamps de Paris, de Tan 1070, un Otran de Dreux, avec plusieurs seigneurs, qui me donne la pensée qu'il pouvoit estre seigneur ou comte dudit Dreux. Quoy que c*en soit, il appert, par ce que dessus, que le comté de Dreux est plus ancien de 200 ans, que ceux-là ne le font, et qu'auparavant que Robert de France en eust esté appannagé, il y avoit desjà des comtes à Dreux.
Ce prince Robert fut marié en premières nopces par le roy Louis le Jeune, son frère, avecHavise, veufve de Rotrou. Comte du Perche, à cause de quoy il en print aussy le tiltre, combien qu'il y eust deux fils dudit Rotrou, Tun de mesme nom gue son père, et Vautre nommé Geofroy (1), les autheurs du temps l'appellent néamoins comte du Perche, de Mortagne et Belesme, qualité qu'il retint toujours, encores qu'il eust rendu le Perche audit Rotrou, auquel les descendants de Robert le contestèrent. En secondes nopces il espouza Agnès de Braine, fille aisnée, disent quelques-mis, de Thibauld, comte de Champagne, et de Mathilde, héritière du royaume de Navarre, ou bien, comme le disent d'autres, de Hubert, comte de Vertus, et de la fille d'Estienne, comte de Champagne, qui estoit frère de Thibauld; en quoy ils se sont tous abusés, veu que la femme de Thibauld, comte de Champagne et roy de Navarre, s'appelloit Blanche et non Mathilde, et n'hérita du royaiune de Navarre qu'en l'an 1234, après le déceds de Sance-le-Sage, son frère, arrivé le 7 d'apvril de la mesme année, plus de 80 ans après le mariage de ce Robert avec ladite Agnès, qui fut en 1153, ainsy qu'il se recongnoist par les lettres d'aggrément qu'en faict le roy Louis le Jeune, données à Paris audit an. D'ailleurs ceste alliance ne se trouve point dans la généalogie des comtes de Champagne, laquelle vraysemblablement n'eust esté obmise, si elle eust esté, ne pouvant y avoir alliance plus honorable qu*avèc un fils et frère de roy de France. Je trouve à la vérité une Agnès, fille de Thibauld surnommé le Grand, comte de Chartres et de Champagne, et de Mahauld, fille de Beaudoin, comte de Flandres, la-
(t) Guill. Tyr., lib. XIII. Bry, Hist. du Perche, liv. III. Mathieu Paris.
quelle fut mariée avec Renauld de Mouçon, qu^aucuns intitulent comte de Bar. C'est pourquoy le continuateur d'Aimoin (1) nonune la comtesse de Bar entre les enfants dudit Thibauld.
Je n'estime néamoins que ce fust celle qui espouza Robert de Dreux, veu que celle dont parle cest autheur, en Tan 1 1 53 auquel Robert espouza ceste Agnès, sa seconde femme , ne pouvoit estre la mesme, si elle estoit mariée au comte de Bar. Aussy les sieur» de Sainte-Marthe, en leur Histoire généalogique de la maison de France (2), ont remarqué que, par un tiltre de Tan 1150, ceste Agnès, qui fut mariée avec Robert de Dreux, estoit veufve de Mi- Ion, comte de Bar, qui estoit autre que celle qui avoit espouzé Regnauld de Mouçon, veu que ceste-cy estoit femme du comte de Bar-le-Duc, et celle-là, du comte de Bar-sur-Seine; estant constant qu'entre tous les comtes de Bar-le-Duc, il n'y en a pas un qui porte le nom de Milon, mais bien entre ceux de Bar-sur- Seine. De plus, Wassebourg remarque (3) que ledit Regnauld de Mouçon n'eust le comté de Bar-le-Duc qu'en 1115, après le déceds de Hugues, son frère, et que ladite Agnès, sa femme, estoit encores vivante en 1202; qui monstre évidemment que ceste Agnès, femme de Robert de Dreux, n'estoit fille de Thibauld, comte de Champagne. Elle ne. peut non plus estre fille de ce comte Hubert et de la fille d'Estienne, frère dudit Thibauld, veu que c'est Estienne n'eut qu'un fils nommé Eudes, lequel, ayant esté privé de son bien par son oncle Thibauld, se retira en Angleterre vers l'an 1037, où le roy Guillaume II luy donna la comté d'Hildemesse, et de luy sont descendus les comte d'Aumale en Normandie. Pour ce que les sieurs de Sainte-Marthe estiment que ceste Agnès estoit fille d'André de Beaudiment, séneschal de Champagne et seigneur de Braine, je leur en laisse la preuve, n'en ayant rien veu. Ce fut ceste Agnès qui fit bâtir l'abbaye de Saint-Ived dudit Braine , de l'ordre de Prémonstré , au milieu du chœur de l'église de laquelle elle fut i|ihmnée, où sa représentation se veoid sur une tumbe de pierre quelque peu eslevée, sur laquelle sont les armes de Dreux, de Blois, de Bar et de Champagne, qui montrent qu'elle estoit issue de ces maisons, ou y avoit quelque alliance. Pour celles de Dreux qui sont :
(t) Lib. V, ch. 43. — (2) Liv. XJV, p. 1200. — (3) Histor. Belgione. lib. IV.
échiquetées d'or et d*azur , de dix "points à la bordure de gueules , Du Tillet veut que ç'aye esté celles de ladite Agnès, que Robert, son mary, fut obligé de prendre par le contrat de mariage avec elle, et les a transmises à sa postérité avec le nom de Dreux.
Soubz les comtes dudit Dreux, il y avoit des vicomtes; Robert IV, comte dudit lieu, achepta leur droit, environ 1281 ou 1299, pour ce que je trouve qu'un Richard de la Roche, seigneur de Chasteauneuf et Senonches en partie et vicomte de Dreux , en porta la foy au comte de Dreux en ceste année-là , ensemble des fiefs de Rotignon, Saint -Lubin- de -Gravant, Marcouville, Mausaises, la Roche en Brolaye, qui en compose la pluspart, et outre d'autres fiefs, terres et seigneuries proches de Longvillier-au-Perche où est le principal siège de la vicomte.
Depuis Jean de Dreux IP du nom, dit le Bon , comte de Pon- Ihieuet Joigny , la donna à Simon de Dreux, son puisné, seigneur de Beaussard , qui la laissa à Jean, son fils, duquel elle passa à Gauvain, seigneur de Beu et bailly de Chartres, lequel, s'estant déclaré pour TAnglois, fut banni de France et privé de ses biens. Ceste vicomte vint néamoins à Alix, sa sœur, espouze de Macé de Gamnages, et d'eux à leur fille Isabeau, femme de Jean, seigneur de Prulay-le-Sanson, puis à Marguerite de Prulay, leur fille, femme de Jean. de Havard, qui la laissèrent à Georges, leur fils, duquel et d'Antoinette d'Estouteville, sa fenune, elle vint à Catherine de Havard, leur fille, femme de Charles de Boulainvillier, comte de Roussillon , eJt d'eux à Jean et Georges les BoulainvilUer leurs fils; lesquels, estant décédés sans hoirs du vivant dudit Charles leur père, il fit partage à ses autres fils, Phihppes et Adrian en lan 1526; par le moyen duquel, le vicomte de Dreux demeura audit Adrian, baron de la Couldraye, au bailliage de Chasteauneuf-en-Thimerais, lequel le laissa à autre Adrian, son fils, et de dame Marie de Croy, fille de Ferry de Croy, chevalier de la Toison, seigneur de Reux, et de Lamberde de Brimeu, sa fenune ; d'où sont sortis les vicomtes de la Couldraye qui sont à présent.*
Pour le comté de Dreux, il a aussy changé de mains plusieurs fois, yeu que des descendants du roy Louis le Gros il tomba, par le default des masles, en la maison des vicomtes de Thouars et de Talmont, par le mariage de Jeanne, fille imique de Jean II , comte de Dreux, et de Perronnelle de Silly, sa seconde femme,
avec Louis, vicomte de Thouars, fille du vicomte Jean, auquel elle porta ce comté, duquel elle avait hérité de Jeanne, sa niepce, fille de Pierre de Dreux, son frère; et pour ce ledit Louis print qualité de comte de Dreux. Ayant esté tué en la bataille de Poictiers, Simon, son fils, luy succéda; lequel, estant décédé sans enfants de Jeanne d'Arthois, comtesse d'Eu, sa femme, Perronnelle de Thouars, femme eu premières nopces d'Amaulry de Craon et en secondes de Tristan Rouault, Jeanne, femme de Jean, sire d'Amboise, et Marguerite, femme de Guy Turpin, seigneur de Crissay et Culant, recueillirent sa succession, les deux tiers de laquelle demeurèrent à ladite Perronnelle , et le tiers, les trois faisant le tout, à ladite Marguerite: qui, en 1378, vendirent au roy Charles V leurs parts et portions, scavoir ladite Marguerite, la sienne, sept cens escus, et ladite Perronnelle bailla sa part en contr' échange des seigneuries de Fontenay-rAbbattu et Biron, scizes en Saintonge; et par ce moyen Dreux retourna au domaine du Roy. Charles VI, son fils, le donna du depuis à M" Arnauld d' Albret , et à Charles, son fils, connestable de France: néamoins M" Louis d'Orléans le tint quelque temps, conune aussy le duc de Suffolk, s'en estant emparé durant la guerre des Anglois contre la France, et en jouit jusques en 1435 qu'estant venue au duc de Bethfort, il le vendit à PhiUppes de Comines, sieur d'Argenton, sur lequel Alain, fils de Jean d' Albret, vicomte de Tartas, le rescouvra. Toustefois, Jean d' Albret, sire d'Orval, auquel Charles, son père, Tavoit donné en faveur de mariage, fut réintégré en la possession d'iceluy , par arrest de Tan 1515, contre ledit Alain.
Depuis, il seroit venu à M"* Charles de Clèves, à cause de dame Marie d* Albret, sa fenune, fille dudit Jean; lesquels en jouissoient en Tan 1 537, et le laissèrent à François de Clèves , duc de Nivernois, sur lequel le roy Henry II Tobtint, par arrest de l'an 1552, exécuté par M. de Harlay en 1557; et fut baillé du depuis à François, Monsieur, son fils, lequel, estant décédé sans hoirs, Henry III, son frère, roy de France, l'engagea pour trente mille escus à U^ Pompone de BeUèvre , René , sieur de ViUequier, Claude Marcel, et Robert Morin, intendant des finances, Jean le Camus, sieur de Samt- Bonnet, et Pierre Parent , secrétaire du roy ; lesquels ceddèrent leurs droits aux sieurs d'O, Hurault et ViUequier, des mains desquels ayant esté
retiré, il fut baillé à M'* Charles de Bourbon , comte de Soissons, qui Ta laissé à ses enfants.
Les bourgeois dudit Dreux ont eu de tout temps droit de Commune; pour raison de laquelle ayant eu différend avec Robert I, leur comte, et Agnès de Braine, sa femme, ils s'acrordèrent ensemble et transigèrent en la ville de Sens , en Tan 1180, et depuis, avec Robert IV, aussy leur tîomte et de Montfort, pour ladite commune, au moys de mars 1269, à laquelle le Maire qu'ils eslisent préside.
Pour contenter les curieux, je rapporteray le procédé qu'ils liennent en ladite élection , pour estre assés remarquable. Le Comte, et à présent le Maire qui doibt sortir de charge, doibt prendre cent ou six vingt bourgeois dudit Dreux , qui sont choisis et nommés des habitants de chaque rue, lesquels, avec ledit Maire et six Pairs qu'ils appellent, eslisent quarante-deux bourgeois, desquels le Maire prend le serment de bien et fidèlement procéder en l'élection du Maire futur; ce qu'estant faict, ces quarante-deux en eslisent douze, desquels il ne peut y en avoir que deux parents jusques au troisiesme degré , lesquels eslisent le Maire, soit dentr'eux, soit d'autres bourgeois de la ville. Geste Commune a sa justice, qui luy fut octroyée par Robert, comte de Dreux et de Montfort, et Béatrix, sa femme, ainsy qu'il se veoid par la Charte qu'ils leur en donnèrent du sabmedy d'après la saint Clément, en novembre 1274 ; laquelle porte qu'ils leur octroyent la justice des cas, soit méfait, soit médit, ou chastel, d'où l'amende, par la coustimie de la ville, monte jusques à soixante sols, ou à moins , et qu'ils pourroient exploicter et congnoistre es cas dessusdits et justicier, et pour leurs amendes, aux us et coustumes de la ville , et avoir leurs prisons pour mettre leiu^ prisonniers.
Le Roy y a Bailly, Lieutenant-général, prévost, procureur et advocat du Roy, avec un greffier et sergents. Élection et Grenier-à-sel.
Le Chapitre de la cathédrale de Chartres a aussy justice dans la Boucherie et marché de Dreux, Omeaux, Cussé, Brissard, Fermencour {Fermaincourt ) et autres lieux circonvoisins , mesmes a plusieurs autres beaux droits dans la ville à partir avec le Comte ; pour . la conservation desquels il y a aussy Bailly, Ueutenant, procureurfiscal et greffier.
L'Archidiacre de Dreux ^ en l'église dudit Chartres, y a le principal lieu de sa justice, pour laquelle il y a Officiai, vicegérent, promoteur, greffier et appariteur.
Dans la cour du chasteau, qui est assis sur un roc, qui commande à la ville et au voisinage, est l'égUse de Saint-Estienne, de la fondation des anciens comtes , qui y ont mis un collège ou chapitre de douze chanoines qui, avec leurs chappelains et habitués , y font le service canonial et sont en la disposition et nomination du comte.
Sur la porte du Chasteau y a une chapelle appelée de Dannemarche , en la présentation de Tabbé de Saint- Vincent-des-Bois, à laquelle y a du revenu affecté pour quelque service qui s'y doibt faire.
Dans la ville est l'église parrochiale de Saint-Pierre, qui a Saint-Jean, son annexe, au faubourg de mesme nom.
Devant les Halles est l'Hostel-Dieu , où il y a un chapellain pour administrer les sacrements aux malades, et une religieuse pour les gouverner.
Aux faubourgs sont les chapelles de Saint-Gilles, à laquelle la léprosarie est annexée; de Saint-Martin, donnée aux religieux de Saint-Germain-des-Prez-lès-Paris, par le roy Henry I, en 1060, laquelle on a érigée en prieuré, tout ainsy que celle de Saint-Léonard , qui est en la disposition de l'abbé de Coulombs.
Les Capuchins furent establis au faubourg de Saint-Jean, environ l'an 1615 ou 1616, par les aulmosnes des particuUers. M"* Denys Hurault, abbé de Brueil-Benoist, donna le fonds sur lequel ils sont bastis; dame Anne de Montaflé, veufve dudit feu comte de Soissons, avec quelques seigneurs du pays et les bourgeois, contribuèrent pour leur bastiment, qui n'est des moindres de la province. La piété des comtes de Dreux a paru en plusieurs endroits, particuUèrement celle du comte Jean III, seigneur de Montpensier, lequel fonda, en l'éghse de Chartres, la chapelle dicte de Dreux, où à présent sont les images de S. Michel, S. Roch, et S** Gertrude, en laquelle, néamoins, ne se trouve aucun revenu, soit pour avoir esté mal assigné, soit pour avoir esté mal administré par les titulaires. Outre ce, il doima à l'église susdite douze livres de rente annuelle et perpétuelle, à prendre également à la Nativité de Notre-Seigneur. et de saint Jean, sur la prévosté de Dreux, pour l'entretien de deux
torches de six livres chacune, pour estre allumées lorsqu'on montreroit les reliques qui sont en icelle , affin d'estre participant aux prières qui s*y font, ainsy qull se veoid par Tacte de ladite fondation, du vendredy d'après la feste de saint Georges 1331. Ça esté aussy de la libéralité des comtes dudit Dreux que le prieuré de Fermencour a esté fondé.