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CHAPITRE XIV

De Castor, évesque de Chartres, et de ce qui se passa

durant sa scéance.

An. 272. ^^ I ce fut incontinent , ou quelque tems après le trespas

da Sévère, que Castor lui succéda, je ne sçaurois le dire, d* autant que la persécution, excitée par Aurelian, empeschoit la liberté des Chrestiens, qui n'osoient se descouvrir pDur la crainte des peines. J'estimerois qu'ils n'auroient si viste procédé à Télection d'un successeur, mais qu'ils auroient attendu après le déceds de cest Empereur, que Clodius Tacitus, chef du Sénat romain, aiant esté proclamé Empereur en sa place, révoca à son avènement tous les édits que son prédécesseur avoit faits au désavantage de nostre religion, et commanda qu'on eust à faire cesser la persécution par toutes les provinces de l'Empire (1): vers lequel tems je m'imagine que nos Chartrains auront peu procéder à l'élection de Castor ; car, bien que ce Prince ne tint les resnes de T Estât que six mois, si est-ce que les brouilleries, qui arrivèrent entre Florian , son frère, qui , par droit de succession, s'estoit emparé de ceste dignité, et M. Valerius Probus, qui avoit esté esleu par les soldats donnèrent du relasche aux fidèles ; car cest Empereur estant assés empesché à se défendre contre les Germains et François, qui estoient entrés es Gaules soubz leur chef Crocus , laissoit les Chrestiens en repos. Aiant dompté, près Arles, l'audace de ceux-ci, il accounit d'un mesme pas contre Procule etBonose, quis'estoient déclarés Empereurs des Gaules, des Espagnes et Bretagne, à Constance sur le Rhin, qu'il deffit, et contraignit ce dernier à se pendre. Il avoit encores les Germains et François en teste , lesquels, pour venger la mort de leurs compatriotes, qui avoient esté défaits à Arles, couroient les terres de l'Empire; et les Orientaux, qui, d'un autre costé, lui donnoient des affaires par leur révolte: tandis qu'il consul toit contre lesquels il iroit, ses soldats le tuèrent à Sirmisch, et élevèrent Marc-Aurèle Carus,

(1) Vopiscus, in 4ureliano. Onuphri

originaire, disent quelques-uns de Narbonne, mais plus proba- An. 282. blement de Naronne en l'Esclavonie, qui, au mesme tems, associa Carus et Numerianus, ses enfans, qui ne jouirent guères de ceste grâce; le premier aiant esté assonuné du fouldre, le second tué à Rome par Arius Aper, son beau-père, Préfect du Prétoire, qui affectoit l'Empire (1).

Les soldats , indignés de cest assasin , esleurent Aurelius Valérius Dioclétian, affranchi d'Amillinus, sénateur Romain, qui marcha incontinent contre Carinus ou Garausius, qui avoit esté proclamé Empereur des Gaules, lequel il défit (2). Pensant estre en repos, il \it tout d'un coup la Bretagne, la Mauritanie, TEgypte et plusieurs autres provinces soulevées contre lui. Les Gaules ne furent des dernières, aiant levé leurs estendars soubz la conduite d'Amand et Elian, qui donnèrent à leurs trouppes le sobriquet de Bagaudes, C'esloient personnes de vile condition et paysans ramassés qui, se sentant oppressés de tributs qu'on imposoit sur eux, s'eslevèrent contre ceux qui avoient charge de les exiger, lesquels, par mocquerie, on appeloit 6agaudes; d'autres veulent qu'ils eussent prins ceste dénomination de ce qu'ils s'estoient soulevés à l'entour de Paris, vers Saint- Maur-des-Fossés, où Jules César, après avoir prins Melun, avoit fait un fort entouré de profonds fossés, remplis d'eau de la Marne, pour resserrer les Parisiens, et empescher qu'il ne leur vînt des vivres du costé delà Brie, et y mit une garnison qu'il nomma des Bagaudes ou des Baudets , qui donna le nom à ce fort et au païs voisin. Il s'en veoid quelques marques dans le tiltre de donation faite de ce lieu à Bledegesile , archidiacre de l'église de Paris, l'an 645, par Clovis II, roi de France, où il est dit que ce fort avoit esté ruiné par MaximiUan Hercules, que Dioclétian avoit créé Auguste , qui fut lorsqu'il marcha contre les Bagaudes et les défit.

Ce fut en ce tems-là que la légion Thébaine, de laquelle S. Maurice esloit chef, fut décimée, pour n'avoir voulu sacrifier aux idoles, et que S. Piat, S. Quentin, S. Crespin et S. Crespinian et autres leure compagnons , vindrent es Gaules pour y annoncer l'Evangile (3). La persécution avoit esté si cruelle soubz

(1) Vopiscus. Aurelian. Victor, -r- (2) Euiropius Mamertinus, in Pane- Ol/fi' — ('O Scxt. Atirel. Victor.

An. 282. Decius, qu'il estoit demeuré fort peu d'évesques et de personnes qui peussent maintenir la religion Chrestienne, de manière qu'il en fallut envoier d'autres où il n'y en avoit point. M'* Jean Cousin, en son Histoire de Tournai {\)y demeure d'accord que S. Piat, estant venu es Gaules, passa à Chartres, où il annonça, dit-il, ainsi que l'escrit l'abbé Heriman, la foi de Jésus-Christ. Cela pourroit bien estre arrivé, s'il n'y eust point eu d'Evesque; mais les autres disans que c'estoit du tems de Castor, il n'y a d'apparence que S. Piat, qui avoit esté député pour les Païs- Bas, eust voulu entreprendre sur Tauthorité du prélat Ghartrain; si ce n'est qu'il eust esté prié de ce faire par lui; car c'estoit une praclique ancienne entres les Evesques que , quand quelqu'un d'iceux passoit par une église, le Diocésain le prioit de donner quelque prédication à son peuple; ce que S. Piat auroit fait; et aiant séjoiu'né quelque tems à Chartres, pour apprendre les cérémonies de ceste Eglise, qui a tousjours conservé ses particulières , il s'en alla à Tournai où il souffrit le martyre.

Tous sont d'accord de l'année , ce dernier autheur disant que ce fut le premier jour d'octobre de l'an 299 ; d'autres, à mon advis, plus véritablement, en l'an 303, durant la persécution de Dioclétian ; car, ceux-là, qui mectent sa venue dès l'an 69 avec S. Denys, se sont lourdement trompés, aussi bien que celui qui s'est laissé emporter au dire de certain manuscrit qu'il allègue, qui porte que ce fut l'an de la Passion de Nostre-Seignem* 274, soubz l'empire d'Aurèle , qui exerceoit la dixiesme persécution, que S. Piat vint à Rome, où, s'estant associé à S" Victoric, Fuscian, Quentin et quelques autres, il s'achemina avec eux aux Gaules, veu que, par ce que nous avons dit ci-dessus, cela ne peut estre, ceste faute venant, comme nous l'avons remarqué, de l'ignorance des escri vains, lesquels, pour n'avoir sceu distinguer trois diverses missions, les ont confondues en ime (2).

Ceste vérité se peut recongnoistre d'ailleurs, Aurèle n'aiant tenu l'Empire que depuis l'an 271 jusqu'en 277 de la Nativité de Nostre-Seigneur, que si c'eust esté de la Passion, c'eust deù estre en l'an 308, auquel S. Piat avoit souffert le martyre, et de plus, la dernière persécution n'aiant esté soubz Aurèle, mais

(1) Lib. I, ch. 12. — (2) Duplessis, on son livre de V Assertion de lépiscopalde S. Piat, p. 15.

soubz Dioclétian, soubz lequel plus vraisemblablement mourut An. î85. S. Piat, on ne peut soutenir ceste opinion, non plus que celle de Molanus, qui veut que ç'aie esté dès Van 284, que ce saint décéda. D'autant que si S. Piat vint es Gaules Tannée qu'y arriva la légion Thébaine, Sigonius(l), personnage grandement versé en l'histoire, disant que ce fut la seconde année de l'empire de Dioclétian, ce n'a peu estre que l'an 285, veu que cest Empereur ne commença qu'en l'an 284 , et n'excita sa persécution qu'en l'an [ 303 ] , durant laquelle S. Piat souffrit.

Quelqu'un pourroit douter si Castor n'auroit point esté enveloppé dans cest orage, considéré que Zozime escrit que Dioclétian estoit à Chartres après qu'il se fust démis de l'Empire; où il auroit peu faire mourir ce Prélat; mais on peut lui respondre que, quoiqu'il se lise dans le grec de cest autheur que Dioclétian estoit £v xapvouTw, TToXei xeXTixr), à Chartres, ville Celtoise ou des Celtes, ou Gaulois (2), ce passage a esté corrompu par quelqu'un , qui auroit fait glisser ces deux derniers mots de la marge dans le texte, ne sachant pas que Vienne en Autriche, où estoit véritablement Dioclétian, s'appelle Carnuium (3) aussi bien que Chartres, et que les Romains y tenoient une légion dite Ala Fabiana, avec une colonie appelée Colonia Carnvlum, ainsi que l'a remarqué Onufre : c'est aussi où le préfect Lœtorum Tcutonissanorum demeuroit, selon Gui Pancirola, sur la Notice de l'Empire. Cela se verra mieux par ce qui suit, que Maximien estant venu es Gaules il en chassa les Hérules et Bourguignons, qui y esloient entrés avec les AUemans, qu'il repoussa par delà le Rhin , avec perte de leurs meilleiu's honmies, si qu'ils ne peurent de longtems rien entreprendre contre l'Empire. De là, tournant ses armes contre Carausius qui s' estoit emparé de la Grande-Bretagne, ne pouvant le combattre faute de vaisseaux , se jecta sur les Hollandois et François qui estoient parmi eux, des derniers desquels aiant recongneu les forces, taschèrent de les gaigner par présens et les avoir pour amis.

Dioclétian travaiUoit d'un autre costé à remectre au devoir les Goths, Scythes et Boëmes, qui couroient les terres de l'Empire; mais, comme il se voioit de grandes affaires sur les bras,

(1) Lib. I, de Imp. Occident, — (2) Zozimus, lib. II. — (3) Mamian. Marcellinus , lib. XXX. Onufrius. Giiido Pancirola, in Notic. Imperii.

An. 291. il se rendit à Milan, où se trouva pareillement Maxîmin, pour délibérer entre eux des moiens de s*en démesler; ils résolurent enfin d'associer Constantius Chlorus, tiré d*un monastère, ainsi appelé à cause de sa couleur pasle tirant sur le verdastre , et Galerius Maximianus , dit Maximin par les Grecs et Latins , qui avoit esté berger, pourquoi on lui donna le surnom d'Armentarius. Ce qu'ils firent Tan suivant qu'on comptoit 291 , et en mesme tems se séparèrent chacun de son costé : Constance fut en Bretagne, Galerius en Allemagne, pour défendre les limites du Danube, Dioclélian en Egypte, et Maximian en Afrique, où, tous estant venus à bout de leurs intentions, Dioclétian, enflé de l'heureux succès de leurs armes, s'appliqua, en Tan 298, à faire baslir les bains qu'il nonuna de son nom Thermos Diocletiani, à la construction desquels il emploia tous les soldats Chrestiens, qui estoient en son armée. Ce fut une des premières attaques qu'il donna à la religion Chrestienne, pour ce qu*aiant esté occupé aux guerres dès son arrivée à l'Empire, il n'avoit rien peu entreprendre sur icelle; mais, s'en voiant délivré par une ferme paix, il vint à tel point de présumption, qu'il se fit adorer connue Dieu, et fit un Edit avec son collègue, en Tan 300, par lequel ils enjoignirent de brusler tous les livres des églises, ésquelles estoient contenus les Actes des Martyrs, et ce qui s'estoit passé de plus remarquable, depuis la naissance de nosfre religion, et qu'on eust à abattre toutes les églises des Chrestiens (1). L'exécution en fut poursuivie avec tant d'ardeur, qu'en un mesme joiu*, qu'on dit avoir esté celui de la Passion ou Ressurection du fils de Dieu, elles furent toutes mises par terre, sans qu'il en demeurast une seule sur pied Pour les livres , il y eut plus de difficulté, combien que peu aient esté sauvés de l'incendie. Je crois que tous ceux de l'église Chartraine furent consonunés par les flammes, ne nous en estant resté aucuns de ce tems-là, et s'il s'en trouve quelques-uns, ils n'ont esté descrits que confusément et sans ordre , depuis le règne du grand Clovis, nostre premier roi Chrestien. Ces Empereurs ne sévirent seulement contre les morts, ils voulurent que les vivans y eussent leur part, faisant en l'an 302 un cruel carnage des fidèles, qu'ils firent mourir de diverses sortes de supplices.

(l) Eusèbe, lib' VIII, ch. 3. Aug., de Bapti^mo, lib. VU, eh. 2.

La Gaule Belgique s*en ressentit plus que la Celtique, Rectius An. 303. Varus y aiant esté envoie par ces tyrans, lequel lit mourir S. Quentin', S. Piat, S. Crespiri, S. Crespinian, S. Aron et plusieurs autres en divers endroits, de sorte qu'il sembloit que ce ministre des passions de ces Princes voulust noier ceste province dans le sang chrestien.

Ceste persécution, qu'on tient la dixiesme, ne cessa pas par la déposition volontaire que ces Empereurs firent de la pourpre (1), Tun à Nicomédie, l'autre à Milan, bien qu'elle ne fust si cruelle es Gaules qu'ailleurs, veu que Constance se les estant retenues pour son partage avec la Grande-Bretagne et l'Espagne, comme il estoit d'un naturel fort doux et bénin , il la fit cesser peu à peu. Estant décédé à York , le 8 des calendes d'aoust : Constantin, son fils, et d'Hélène, fille de Coël, l'un des rois de ce riche pais, lui succéda à l'Empire. Sitost qu'il en eust prins les marques et que les nouvelles en furent venues à Rome avec son portrait, suivant la coutume (2), Maxence, gendre de Maximian, ou comme d'autres disent son fils supposé par Eutropia, sa femme, voulant avoir part au gasteau, se déclara aussi Empereur. Constantin lui fit parler d'accommodement et lui proposa de l'associer avec lui à l'Empire; il veut tout ou rien. Galerius, adverti des excès que Maxence commettoit à Rome , dépescha contre lui Sévère, qu'il avoit créé César. Maxence, ne se sentant assés fort pour résister aux armes de Sévère, cousit la peau du renard à celle du lion, et aiant corrompu les chefs, vint facilement à bout de ce sien adversaire qui, s'en retournant de Ravenne à Rome, fut tué par ses soldats (3).

Maximian, fasché de tous ces désordres, eust bien voulu remonter, comme l'on dit, sur sabeste,et reprendre le gouvernement de l'Estat. Il en escrivit à Dioclétian , qui vivoit privément en Dalmatie, près Salone, ou, comme quelques-uns ont voulu dire, estant lors à Vienne en Autriche. Cetui-ci n'aiant voulu entendre à la proposition de Maximian , ce dernier se retira vers Constantin, qui estoit lors en Picardie, où il fit la loi des Vétérans, en la ville de Beauvais, où, sur le bruit que les François

(1) Easèbe, in Chron. Zozimus. — (2) Eusèbe, lib. 1, de Imp. Const. Socrates, lib. I. Zozim. Victor. Gallianum, in Paléographe Gourdon Victor, in Muniam. — (3) Eutrop. Vict.

An. 311. s'estoient emparés des Gaules de ce costé-là, Maximian print prétexte de lui vouloir donner sa fille Fauste en mariage, qui n*estoit qu'un leurre pour Tattrapper, et puis après s'en deffaire. Son dessain estant descouvert , Constantin le fit retirer à Marseille, où aiant esté surprins, il fut pendu, ou contraint de se pendre lui-mesme (1).

Galerius voiant d'autre costé qu'après l'assassin de Sévère, il n'avoit plus personne pour gouverner Tltalie en son absence, il créa César Licinius, qui estoit lors à Vienne en Autriche, et non à Chartres, comme Ta escrit Functius, et l'envoia avec une puissante armée contre Valens, qui prenoit la qualité d*Empereur d'Orient (2). Maxence, pour contre-carrer Galerius, créa aussi son fils César, qu'il appela Aurèle-Valère Maixent, lequel descouvrit aussi tost la mauvaise volonté qu'il avoit pour les Chrestiens, desquels il fit une grande boucherie. Arius travailloit aussi l'Eglise de son costé en Orient; aiant infecté de son hérésie ceste belle partie du monde, qui ne conmiença à respirer qu'en l'an 311, qu'un ulcère survenu aux parties honteuses de Galerius lui apporta la mort. Peu auparavant, recongnoissant que la main de Dieu l'avoit touché pour le pimir de tant de sang innocent respandu par ses ordres, il révoca tous les édits qu'il avoit publiés au désavantage de la religion Chrestienne , défendit de poursuivr.e extraordinairement ceux qui en faisoient profession et promit de rétablir les Eglises qui avoient esté abattues, afin de prier Dieu pour sa santé et Theureux succès des affaires de l'Empire (3). Maximin en fit autant, pour lui complaire, mais il ne fut pas plustost aiTivé au Levant qu'il recommença avec Licinius à tourmenter les fidèles de plus belle.

Constantin cependant, ne pouvant digérer Taffront qu'il avoit receu de Maxence, qui avoit refusé son amitié et fait abattre ses images, tourna ses armes contre lui et le défit. Ce fut lors, que le signe de la croix s'apparut au ciel à cest Empereur, avec ime asseurance de la victoire, qui estoit escrite àTentoiu*; ce qui lui fit changer les Cornettes Romaines ou Labarum , et l'aigle avec le nom de Christ %^, qui depuis servit de principal drap-

Ci) Nazarius. Panegyr. — (2) Eutrope, lib. X. Zozimus, lib. II. — (3) Eusèbe, lib. VIII, ch. 2 et lib. IX, ch. 1 et 8,

peau de l'année, auquel un chacun se rangeoit dans les dangers ; ^n, 322. c'est aussi ce qui a donné sujet aux princes Chrestiens de mectre la croix dans leurs drappeaux de guerre, pour donner de la terreur à leurs ennemis (1).

Dioclétian que Dieu avoit réservé jusques en ce tems-là pour veoir, contre son gré, rétablir les Eglises qu'il avoit fait ruiner, la religion refleurir, les Evesques retourner en leurs sièges avec autant de gloire qu'ils en avoient esté chassés avec honte, et, pour comble de douleur, un Empereur favorable aux Chrestiens > assis sur son throsne, mourut la mesme année que Maximin Liichiius, qui avoit chassé tous les fidèles de son palais et méditoit leur ruine , trouva la sienne dans sa révolte contre Constantin, entre les mains duquel estant tombé, il le fit estrangler.

Ce fut vei-s ce mesme tems, que nostre prélat Castor rendit ses derniers devoirs à la nature, si tant est qu'il aie régi l'Eglise Chartraine par quarante trois ans. Je trouve à la vérité, par certains anciens mémoires, que ce Prélat vivoit du tems de Ldci* nius, empereur, quoique Tannée ne soit cottée, qui peust avoir esté celle-ci, qui fut la dernière de l'un et de l'autre, pour ce qu'à peu près les années qu'on assigne au gouvernement de nostre Castor, se terminent et finissent en icelle.

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