CHAPITRE II
De Flavius y évesque de Chartres , et de quelques incidenSy arrivés de son tems.
FLAVIUS entra en possession de la chaire Chartraine incontinent après le déceds de Hadon, et l'occupa environ quinze ans. Le Catalogue de nos Evesques porte qu'il commença dès Tan 726, en quoi il est aisé à veoir qu'il s'est abusé; comme en ce qu'il dit, que ce fut du tems du règne de Thierri II , roi de France , et soubz Charles-Martel , maire du Palais ; veu qu'il n'a peu estre plustost qu'en l'an 776, suivant ce que nous
(l) XTI, quest. 1 , de latissimis et certis.
HISTOIHE DU DIOCÈSE
770. avons rapporté ci-dessus. Il est vrai qu'il y en a qui disent que ce fut de sou tems qu'arriva la pi-emièie deslractiou et incendie de la ville et église de Chartres, qui fut environ l'an 770, selon que le portent certains manuscripts de la fondation de ladite église , en ces termes r
Sa prnnim llratnidion, tut l'an br rSntantaltDit , Sept ttm et enantt H%
sinon que Tescrivain se fust trompé et eut prins ce nombre soisante-dix pour soixante-seize; autrement on pourroit dire que ceste disgrâce seroit arrivée soiibz Hadon , l'an deuxiesme de Charlemagne, qui fut couronné roi de France à Noyoh, en l'an 768. Garloman, son frère, avoit eu la Provence, la Bourgongne, l'Alsace et l'Allemagne poui- son partage, et en avoit -x^té couronné roi, le 7 octobre de la mesme année, à Soissons. marquer JOhi,,„^,,i^lg q^g jusques au 4 décembre 771 , qu'il dévcl olerkos primilw!c tsi.«, ,1 fut porté à Saint-Remi de Reims, p-ofessos fuisse, sed nec ullïbi neure. Charles, augmenté de El plus bas ; Auxim afftnnare hvjninAT& possession. Berthe, sub iacita profcssione, quw in clericis ttim- les conserver à ses mvlioni clcricalus absquc alia cxpressione-'es, pour ce faire, modo paupcrtas et castilas coimectuntur sub oSuc de Baviéres, ris non exprimanlur et sicut conlincnlia in a«ns, et voiaiit dinis. Ce que confii-me Soto (4), enseignant que iU chercher S. Augustin , l'on doutoit si l'on devoit ordonner pi-efûit Herqui ne voudroient vivre en commun, leur institut ne reqmesme nécessairement cela d'eux , pour n'avoii' fait aucun vœu de jabe, vreté, ni d'obéissance, sinon envers l'é^osque, qui en esigëoul promesse, lorsqu'il confère l'oi-dre de prestrize; qui est biftec esloigné de ce que Pennolus et ceux qui sont de son opinionje prétendent; et pour monsirer que teUe n'a jamais esté la pen-r sée de S. Augustin, il dit, en un de ses Seimons de la ^"ie Coni- '
(1) Lib. 1, ch. 5. — (2) Lib. KIX, di. i di. 33, et lib. IV. di. 8. Chopiii. MonasL, HokM, lib. I, de reb. gest. canonir. rrgvl., Jtire, lib. X, quesl. 1, an. 3, p. Oôl.
. — (3) Pennolus. lib. 11.
lib. Il, II. 105. — (4) Job.
p. 163. Soto. de Jnslihil. et
print la couronne à Modène, laqueUe lui fut posée sur le chef, An. 775. par l'archevesque de Milan , d'où il s'en alla à Rome , où aiaut donné ordre par toute l'Italie, et mis des garnisons aux frontières , il reprint la route de France et s'en vint passer les festes de Noël de l'an 775 à Crécy.
L'année suivante, Irène, veuve de Constantin Copronyme, lui envoia ses ambassadeurs, pour lui demander Rothrude, sa fille, que Cedrenus appelle Erythro, pour le jeune empereur Constantin, son fils. Ce prince n'estoit pas bien dans l'esprit du François, d'autant qu'il espauloit soubz-main Adalgise, fils de Didier, auquel il avoit baillé une armée navale, avec laquelle il estoit descendu en Italie, pensant recouvrer le roiaume de son père; mais aiant esté re^ioussé jnsques dans son golfe par les armes de Charles, il s'en retourna vers le Grec, bien esloigné de ses dessains et de ses es])érances, (jui n'eiu'ent enfin aucun effet.
Sur le commencement du printemps de Tan 777, il convoca un parlement à Paderbrun , pour ordonner des affaires de Saxe, les habitans duquel païs estoient de nouveau convertis, pour lesquels maintenir, il establit un évesque à Osnobruch.
Aiant passé Noël de l'an 778 à Durie, il fut faire ses Pasques à Cassagnol ou Chassenueil , chasteau siz en l' Agenois , au deçà de la rivière du Loth , et de là conduisit son ai'mée par les Pyrénées, pour entrer dans la Navarre. Il y assiégea d'abord Pampelune, capitale du païs, laquelle se deffendit coui*ageusement; mais Charles qui avoit accoutumé de vaincre et non d'estre vaincu, s* estant obstiné au siège, le bourgeois, désespérant de ses forces, aima mieux se rendre à composition que, s'opiniatrant pour la deffense, exposer sa vie et ses biens à l'insolence d'un victorieux soldat. Aiant receu Pampelune, il alla joindre l'autre partie de son armée, qu'il avoit envolée parle Languedoc, dans le Roussillon et la Catalongue et passant l'Ebre, malgré les ennemis qui, au bruit de sa venue, estoient accourus pour faire barrière de leurs corps et de leui*s forces , et lui disputer l'entrée de leurs terres, donna jusques à Sarragosse, qu'il print , et la rendit à Inabdale, roi Sarrazin , son seigneur, qu'aucuns appellent Ibnalarabi, à condition de la tenir de lui.
Ces avantages relevèrent le courage et les espérances de ceux
An. 778. de Galice et des Astures, qui avoient appelle Charles à leur secours contre l'oppression qu'ils souffroient de la part des Sarrazins; de sorte qu'assistés des armes de ce prince, ils eurent plusieurs victoires sur ces peuples circoncis, soubz la conduite d'Alphonse le Chaste, leur roi. Charles, après avoir mis Tordre nécessaire en Espagne, se mit en chemin pour retourner en France sur l'automne, et print sa marche par la Biscaïe. Se croiant en païs d'amis , il renvoia partie de ses trouppes par la Catalongne et le Languedoc, et sui\â de peu, fors des principaux de ses seigneurs et nobles , il se mit à traverser ces sourcilleuses montagnes qui nous séparent des Espagnes , le passage desquelles est grandement difB.cile. Le bruit qu'il traisnoit après lui des thrésors innombrables conquis sm* les infidèles , donna la pensée et le courage aux Basques , pour se venger du mauvais traitement qu'ils avoient reçu des gens de guerre en leur passage précédent, de se jecter sur le bagage, qui estoit àRonceveaux, qu'ils enlevèrent, et taillèrent en pièce la pluspart de ceux qui le conduisoient (1). Charles, au bruit de ceste surprinse, fit tourner visage à son armée, pour tirer raison d'un affront si sensible, mais en vain, d'autant que les heux par lesquels ils estoient obligés de passer, estant fort estroits, ils ne leur permectoient de s'estendre; et la nuit survenant, leur fit quicter leur poursuicte. Il y eut quantité de gens de condition qui trouvèrent là leur tombeau, qui ont donné sujet à tant de romans, sortis de plumes badines, pour amuser plustost un ignorant lecteur, que pour l'instruire. Les Espagnols, natm*ellement jaloux de la gloire des François, ont fort enchéri sur ce sujet, et tasché de faire passer leui*s bourdes pour des vérités.
Le déplaisir de ceste disgrâce se perdit dans le contentement que Charles receut de la naissance de deux gémeaux , dont il trouva H ildegarde, son espouze, accouchée à Cassagimeil, où l'avoit laissée ; mais comme les contentemens du monde sont toujours imparfaits, il n'en eut une satisfaction entière; l'im estant mort dans ses premiers langes, et l'autre lui aiant survescu et succédé au Roiaume et à l'Empire. Il n'eut loisir de traiter son accouchée, veu que Witichhid, ou, comme les autres l'appellent, Guischelin, l'un des principaux Ducs de la Vesphalie,
(1) De Marka, en son Hisl. de Béarn, lib. II, ch. 6,
assisté des Danois, chez lesquels il s*esloit retiré, courut tout le An. 779. païs de Hesse jusqu'au fleuve de Sale, dit Turcio ou Tuci, Mayence et le Rhin, mectant tout à feu et à sang, sans respect des personnes ni des lieux. Charles, averti de ce qui se passoit, marcha à grandes journées pour le rencontrer, ce qu'ayant fait, il le chargea si à propos au passage de TAdeone, qu'il en demeura fort peu pour porter les nouvelles de leur défaicte à leurs compagnons. Aiant passé les festes de Noël et Pasques de l'an
779, à Heristal, où il avoit aussi assigné le quartier d'hiver de son armée (1), il entra sur le printems dans la Westphalie, qu'il réduisit en son obéissance, et Tannée d'après, qu'on comptoit
780, il fit baptizer les Saxons Orientaux, et s'en revint en France. Aiant à faire un voiage à Rome, il prépara tout ce qui estoit nécessaire pour son équipage; lequel estant prest, il passa les monts avec sa femme et ses enfans, Louis et Pépin, et vint célébrer la feste de Noël et l'hiver à Thmin. Adalgise, fils de Didier, roi de Lombardie, estoit toujours aux escoutes pour veoir s'il trouveroit quelque occasion pour rentrer dans le roiaume de ses aïeux, et tenoit sur mer une armée, qui n'attendoit sinon que ceux qu'il avoit practiqués, lui donnassent le signal. Pour rompre les dessains de ces factieux et les estoufFer en leur germe, Charles assembla, un premier jour de mars, les évesques et nobles d'Italie, ausquelsil présenta Pépin, son fils, pour leur Roi, et l'ayant mené à Rome, il l'y fit baptizer par le pape Adrian, la veille de Pasques, et couronner le lendemain 15 apvril781, en la présence des principaux seigneurs du païs, qui le recongneurent et receurent à seigneur.
Il fit aussi en mesme tems déclarer roi d'Aquitaine, Louis, son autre fils, qui ne pouvoit avoir guère que trois ans; et le fit couronner par le mesme Pontife. Reprenant la route de France, il fit encore couronner Pépin à Modène, de la couronne de fer, par Thomas, archevesque de Milan, auquel il fit lever des fonts, une sienne fille nonmfiée Gille ou Gilette, et laissa ce jeune prince dans l'Italie, au grand contentement de ses sujets. Retourné qu'il fut en France, il envoia Louis prendre possession de son roiaume d'Aquitaine, soubz la conduicte d'un nommé Amould, qu'il avoit choisi pour modérateur de ses jeunes ans,
(1) Herman Contractus, Abb. Usperg.
An. 78!. et lui s'en alla tenir ses Estats au Parlement à \V ormes, d'où il vint passer les festes de Noël et de Pasques à Crécy. Estant passé de là à Golongne, pour y tenir un autre Parlement, les ambassadeurs de Hongrie et de Danemark Ty vindrent demander la paix.
Witichind cependant faisoit ce qu'il pouvoit contre lés François, et avec ses partisans leur donnoit des affaires; quelques François s'estant mis en debvoir de lui résister, il les défit entièrement, de quoi Charles indigné, en voulut prendre la vengeance sur ceux du pais. Eux, ne voulant s'intéresser dans la querelle de Witichind, l'abandonnèrent et Tobligèrent de se retirer en Dannemark, et cependant, lui livrèrent quatre mille cinq cens hommes de ceux qui avoient suivi le parti de Witichind, à tous lesquels il fit en mesme jour coupper la teste. Trois jours après, le Roi partit pour venir passer son quartier d'hiver à ThionviUe, où Hildegarde sa femme mourut, le dernier d'apvril 783, un jour de l'Ascension, et fut portée inhumer à Saint-Amould de Metz; Munster dit que ce fut à Kempten, en un monastère, qu'elle avoit fait bastir dès l'an 773. O^oique c'en soit, n'importe à nostre sujet, elle laissa trois masles : Charles, Pépin et Louis, et autant de femelles : Rothrude, Berthe et Gille. Elle en avoit eu une autre de mesme nom qu'elle, qui mourut environ quarante jours après sa naissance ; comme fit une autre nommée Ahx ou Adelaïd, décédée en bas asge au retour d'Italie (1).
Le Roi n'avoil encore achevé les obsèques de sa femme, qu'il partit pour la Saxe ; ayant rencontré l'armée ennemie, il la chargea si à propos qu'il n'eschappa à peine un de ces Saxons, pour porter nouvelles de leur malheur chez eux. La perte de ceste bataille touchoit fort sensiblement ces Saxons, lesquels, aiant mis sur pied une autre armée, faisoient contenance de vouloir réparer le deshonneur de leur perte, par l'événement d'une seconde. Charles , picqué de tant de rébellions et révoltes, donna dessus avec le gros de son armée et de ses recreues, et les mist tous en pièces ; et s' avançant jusques au Vezer et l'Elbe il gasta et ravagea tout le païs, et s'en retourna en France, plus satisfait de s'estre vengé de ses ennemis, que chargé de butin.
(I) Baron., ad an. 786, num. uHimo.
S'il avoit esté auparavant son voyage, empesché à rendre les An. 783. derniers devoii's à sa femme, il ne le fut pas moins à son retour, à rendre pareils honneurs à Berthe sa mère, décédée le 12 juillet de la mesme année, qu'il fit porter à Saint-Denys en France, où elle receut sa sépulture, près de Pépin son espoux.
Charles, se voyant sans femme, pensa à se remarier; il s'allia avec Falstrade, fille du comte Raoul, son sujet et vassal, avec laquelle il alla passer le reste de Tannée 784, àHéristal, où il fut jusqu'à Pasques ; et sur le commencement du printems il marcha contre les Saxons, desquels lui , et Charles son fils, firent une terrible destruction. Sur la nouvelle saison de Tannée 785, le roi assembla son Parlement à Paderbrun, où Louis d'Aquitaine le vint trouver, avec ses forces de Gascongne. Le Parlement fini, le roi trouva moyen de faire approcher Albion et Witichind, autheurs de tant de rébellions, avec lesquels s'estant accomodé et les aiant fait baptizer à Actigni, il donna à ce Witichind la duché d'Angrie (1). C'est de lui que quelques-uns font descendre Hue Capet, Tun de nos rois de France, à cause de Havide ou Havise, sa mère, fenune de Hue le Grand, fille de Thierri, qui descendoit de ce grand Witichind; et les Ducs de Saxe^ issus de la famille des Marquis de Mysie (2).
Les feux de la rébellion des Saxons, ayant ce semble, esté éteins par les eaux du baptesme, Charles, n'aiant plus affaire de ce costé-là, passa en Italie en 786, où il s'accomeda avec le pape Adrian, et Aregise ou Archise, duc de Benevent, qui, pour contrequarrer Pépin, faisoit ce qu'il pouvoit pour obtenir de Sa Sainteté, la grâce de porter la couronne Roialle ; et cependant, il envoia Atulf , son Sénéchal, en la Bretagne Armorique, que sept Comtes avoient partagée ensemble (3), et n'en vouloient recongnoislre le Roi de France; lesquels il mit en leur devoir, et mena les ostages qu'ils lui avoient baillés à Wormes, où Charles estoit de retour de son voiage de Rome, dès le mois d'octobre de Tan 787; Falstrade, sa femme, l'y vint aussi trouver, etpresqu'au mesme tems il y assembla un Parlement, auquel il assigna jour à Tassillon , duc de Bavières , pour se veoir
(1) Albert Krantz, lib. II, cb. 23. Sigibert. — (2) Witikind, Mon. CorbeiXy lib. VII. Flût. Sa<con. — (3) Argentré. Hist. Armor., lib. II, ch. 8, et lib. III, ch. 69.
An. 787. condamner à obéïr, suivant la sentence d'excommunication, prononcée contre lui par le pape Adrian, au cas qu'il ne le voulust faire. Ce duc fit du conunencement le revesche, mais pressé par les armes de Charles, il acquiesça enfin , et lui fit serment de fidélité qu'il ne garda pas longtems ; car le roi estant allé passer son hiver à Ingelheim, palais assis sur le Rhin , non loin de Mayence, y assembla un Parlement siu* le conunencement de l'an 788, auquel Tassillon ayant esté convaincu de trahison et de lèze-majesté, il fut condamné à perdre la vie : le Roi voulant lui faire grâce, lui donna le choix d'accepter telle condition de vie qu'il voudroit; il esleut Tabbaïe de Jumièges pour sa retraicte, où, après le déceds de sa femme, lui et son fils prindrent l'habit de moine, et y passèrent leurs joui-s, avec autant de bon exemple qu'ils avoient autrefois donné de mauvaise édification par leurs perverses actions (1).
Cependant Constantin le Jeime, empereur du Levant, oô'eusé de ce que Charles ne lui avoit envoyé sa fille Rothrude, lui practiqua de nouvelles affaires en Italie; il arma soubz la conduicte d'Adalgise, fils de Didier, dernier roi des Lombards, qui s'en vint par mer surgir en Calabre ; il estimoit que s'il pouvoit enlever Benevent, il auroit la clef de l'Italie, et pourroit facilement s'emparer des Terres de l'Eglise (2). Il réussit en son dessain, s' estant rendu maistre de tout le païs qui est delà la rivière d'Aterne et de Benevent; mais, comme la fortmie n'a point d'asseurance dans son inconstance, elle lui tourna le dos, et après une rude bataille , où les Italiens et les Lombards combattoient pour tesmoigner leur fidéUté aux François, et les Grecs leur vaillance, il fut print et tué. Ceste victoire donna la paix à l'Italie et y asseura les affaires de Charles , qui s'en revint chargé de lauriers de quatre bataiUes, par lui gaignées ceste année, et vint passer Noël et Pasques de l'année 789 à Aix-la-Chapelle, où il dressa quatre-vingt-deux Capitulaires pour servir de règles aux ecclésiastiques de ses Estats, et fonda l'éghse de Bremen, qui a esté du depuis érigée en Cathédrale (3).
L'an 790, aiant dompté les Huns, il passa Noël et Pasques à Wormes, et Tannée suivante en une profonde paix. Ce fut vers
(1) Regino. Abb. Usperg., p. 186. — • (2) Pandulfus Gollentinus. — (3) Krantz, lib. Il, cli. 15.
ce tems-Ià que Alcuin , Anglois-Saxon , et Claude Clément le An. 790. vindrent trouver, envoies par Oflit, roi de Merk en la Grande- Bretaigne, ou, comme veulent d'autres, par Archair, roi d'Ecosse, lequel envoiant quatre mille hommes au service de Charles par Guillaume, son frère, cetui-ci amena avec lui ces deux grands . personnages qui ont jecté les premiers fondemens de TUniversité de Paris, la plus fameuse de toute la Chrestienté.
Si nostre Flavius a tenu sa crosse quinze ans ou environ, il peut avoir dit adieu au monde ceste année; ce que je n'asseure pour certain, n*en aiant point de preuve, mais seulement par simple conjecture.