LIVRE QUARANTIÈME. ÎÎ
principal du feld - maréchal Alvinzi. L'ennemi y perdit 4,000 morts, de 4 à 5,000 prisonniers, 4 drapeaux et 18 pièces de canon.
Bonaparte terminait son rapport au Directoire par ces réflexions : « Je ne dois pas vous dissimuler que je n'ai pas trouvé dans mes soldats mes phalanges de Lodi, de Millésime, de Castiglione. La fatigue et l'absence des braves leur ont ôté cetle impétuosité avec laquelle j'avais droit d'espérer prendre Alvinzi et la majeure partie de son armée. »
Cependant le général Vaubois , que nous avons vu repoussé dans le Tyrol, de Saint-Michel surCiiliano, et de ce dernier point sur la Corona et Rivoli , n'avait pu conserver ces derniers postes. 11 s'était retiré à Castelnovo, sur la route de Peschiera à Vérone, où l'ennemi ne tarda pas à le suivre , et il importait de l'y renforcer, car il empêchait la colonne du Tyrol de descendre le Miocio et de débloquer Manloue. Bonaparte partit d'Arcole le 1 8 novembre au matin ; il envoya la cavalerie, par Vicence, à la poursuite de l'ennemi; lui-même reprit son quartier général à Vérone , et il laissa à Castelnovo la division Vaubois, portée à 8,000 hommes.
Ayant battu et dispersé à Arcole la colonne descendue de la Carintbie, Bonaparte porta ses efforts sur celle qui était venue du Tyrol. H fit repasser l'Adige à la division Masséna, et lui fit opérer sa
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SSi HISTOIRE DU DIRECTOIRE.
jonctiOQ à Villafranca avec la division Vaubois , cJéjà dépostée de Castelnovo. Réunies, ces deux, divisions reprirent l'offensive le 21 novembre contre l'ennemi masse à Castelnovo , pendant que la division Augereau, remontant la nve gauche de l'Adige, allait s'emparer de Dolce , pour couper la retraite à l'ennemi.
Ce double mouvement eut un plein succès. La colonne autrichienne , refoulée dans le Tyrol , se vit enlever successivement Casteinovo, Rivoli, la Corona, et fut poursuivie jusqu'à Préabocco '.
En somme, après ces combats si multipliés et si héroïques, l'armée du feld-maréchal Alvinzi se trouvait, à la fin de décembre 1796, reportée à Trente et sur la Brenta; l'armée française bordait l'Adige, par Monte-Baldo , la Corona , Rivoli, Vérone et Porto- Legnago.
Mais Alvinzi avait encore des forces importantes; la lutte va recommencer sur trois points à la fois.
Le 13 janvier, l'ennemi attaqua la division Masséna, en avant de Vérone. Le même jour, il attaquait, à Monte-Baldo, notre tète de ligne dans le Tyrol. Enfin le 13, à minuit, une division établie depuis le 8 janvier à Bevilacqua, sur la route de Padoue à Porlo-Legnago , jeta rapidement un pont sur l'Adige, en face d'Anghiari.
L'attaque sur Masséna donna lieu au combat de Sainte-Michel , où l'ennemi fut complètement battu.
1 CorrespondaTwe de NapolAml", t. II, p. 16i; 2i nov. 1796.
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