LIVRE QUARÂNTE-TROISIÈHE
milieu de la poitrine. Il tombe et se relève en s'appuyaot sur sou sabre. Je l'appelle, il revient à nçus. Un second coup l'étend sur le pavé. Plus d^ cinquante coups se dirigent encore sur son corps inanimé. L'adjudant général Sherlock n'est atteint d'aucun coup. Tous les coups vont se diriger sur nous. Il m'indique une route détournée qui nous conduit aux jardins du palais, et nous soustrait aux coups des assassins de Duphot, et à ceux d'une autre compagnie qui arrivait et faisait feu de l'autre côté de la rue '.»
La mort du général Dupbot fut donc, non un assassinat, mais un malbeur fortuit, dû principalement à l'imprudence de l'ambassadeur et à la sienne. Ce n'était évidemment le rôle ni de l'un, ni de l'autre, de se jeter, le sabre à la main, dans une mêlée de soldats et d'émeutiers, à laquelle ils étaient étrangers. Ce fut même un bonheur inespéré que Joseph Bonaparte et Sherlock, sortis du palais Corsini, et entraînés sur les pas de Duphot, dans la via Lungara, jusqu'à la porte Septiminiana, ne restassent pas comme lui sur le carreau, pris entre les feux de deux compagnies de soldats, qui ne les connaissaient pas, et qui, en tirant sur ces uniformes étrangers, pouvaient croire, de très-bonne foi, qu'ils avaient affaire à l'é-
actuelle de Rome, depuis qu'UrbaJD Vnt étendit les murs pour reofermer le reste du mont Janicule dans la ville.
La porte qui donne issue, de ce c&t^, se nomme aujourd'hui porte Saintr-Pancrace,
' ifontfewriiu ii janvier 4798.
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an HISTOIRE on DIBBCTOIBE.
meute. Arrighi et Eugène Beauharnais, sortis égalentent el engagés dans la Lvngara, coururent aussi un grand danger, par l'arriTée de k seconde compagnie; et ils n'échappèrent anx. balles qu'en preunC la voie déloarnée qui menait aax jardins du palais.
Assarétoent, le gouTemeoieot du pape Pie VI n'était responsable, à aucun degré, de cette r^retlable écfaanfToiirée, dont Joseph Bonaparte faisait d'ailtenrs remoDler l'initiative aux insui^s, en les qualifiant de lâches et astticieucD scélérats. Le cardinal Doria-PsMaphili, secrétaire d'État, écrivit, le mdiue jour, à rambassadenr français, poar lut cSnr, au nom da gouvernement papal, « toutes les satisfactions que la république française pourrait dem^ider au sujet de ce qui était arrivé:, quoiqu'il n'y eût eu nultem^tt de sa faute '. » Dans une dépêche de la même date au marquis Masamî, le cardinal faisait au Directoire les mêmes offres.
Joseph Bonaparte prit, dès le premier moment, la lésototÎMi de quitter Rome. La terreur el les cris de désesprar de ces jeunes femmes ^ dont l'une devait, le lendemam même, épouser le général I>uphot, ne [fflnùsBent pas avoir été étrangères a sa regrettaUe délerminatÎMi K 11 partit le 29 décembre, à dix henres
' l^tre dn cardinal Dum, aacrëtairaé'ÈUt, à l'aiabaaasdnv Bonaparte, datëe des Chambnt dm Vatka», le 2S drie«mbre V%VI. — JftmâMr dn U jawier «798.
' Joseph Bonaparte laisse percer cette idée dam m iitàat aa cardinal Doria , où il dit : a Si vous ariei ]» voue toanetnrter chez
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