LIVRE QDARANTE-TROISIÈHE. 3i
du noatin, et se relira à FloreDce, d'où il adressa son rapport au ministre des relations extérieures, le 31 décembre 1798.
Si le Directoire n'avait voqIq qne recevoir une éclatante satisfaction pour la mort du général Duphot, le doc Massimi avait ordre de lui en lais^r le choix, dans la mesure et dans la forme. L'incident aurai! eu probablement ce résultat, si l'ambassadeur français était resté à son poste. Sa brusque sortie de Rome offrit une occasion de prendre on parti extrême, dont la chute du gouvernement ponliScat devait être la conséquence naturelle, sans que le Directoire, qui la désirait, parut l'av^oir provoquée.
Le 11 janvier, des ordres partis de Paris ordonnèrent au général Bertbier de okarcfaer sur Rome, à la téta de quatre divisions, et dans le plus grand secret*. Ses instructions confidentielles portaient le caractère de la politique cauteleuse qui avait inspiré la mesure : k Le Directoire , disaient-elles , désirerait que, dans les [M-emières relations où vous auiKincerez votre marche, vous eussiez l'air d'avoir fait cela d'un mouvMBent spontané*. » Toutefois, dans une
moi, TOUS ne douteriez pas de la nécessité de mon d^rt et de «lui de la fimiUe qui était attaeb4i au général Duphot , dont ia ptft» n'tat pai sti^rtable dans ca palais oCi tout est encore plein 4e lui. I — Moniteur du 13 janvier 1798.
' Corrupotidanu de NtpÂérn I" , t. lU, p. 626.
' !bid., p. 631; 11 janvier n98.
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3U HISTOIRE DU DIBECTOIBE.
lettre particulière qu'il lui écrivait, le 2i janvier, le géDéral Bonaparte dounait à Berthier une direction politique probablemeut suggérée par les relations de Joseph : « Bépriniez , disait-il , toute espèce d'excès, et ne souffrez pas que quelques polissons de Français ou d'Italiens se constituent patriotes par excellence, et cherchent à vous en imposer. Il ne faut pas les menacer, mais les fourrer tout bonnement en prison '. » Quant au désir de renverser le gouvernement papal, il était forme).
« Quand vous vous trouverez à deux journées de Rome , disaient les instructions , vous menacerez le pape et tous les membres de son gouvernement, afin de leur inspirer de l'épouvante, et de les faire fuir*. »
Berthier fit son entrée à Rome, à I9 tète de ses troupes, le 15 février. Secrètement incités et publiquement protégés, les chefs du mouvement républicain altèrent attendre l'armée française à la porte du Peuple. Là, des délégués du peuple déclarèrent que Rome entendait renoncer au gouvernement papal et voulait vivre en république. Le général français, suivi de son étal-major et du cortège du peuple romain, se rendit au Capilole. Berthier y prononça un discours, et, après avoir invoqué les mânes de Caton, de Pompée, de Brutus, de Cicéron et d'Hortensius, il reconnut, au nom du gouvernement fran-
> Corregpondattce du Napt^éon I", t. III, p. 637; «janvier *798.
> Ibid., p. 629; 11 janvier (798.
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