‹ Histoire du directoire: 2 tom. augm. de pièces justificativesChapitre 169 sur 204 · LE DIX-HUIT BRUMAIRE · texte numérisé non relu

LE DIX-HUIT BRUMAIRE

Le dii-huit bramiire eat la dernière cri«e de 1» Révolulion. — Cette CTi»e sauve les principes de 89. — DiRérence entre fioaaparle et tous lei hommes qui avaient voulu diriger la Révolution. — Il |g dot et la ConMCrB. — Il n'est paa un ambitieux. — Réfutation de U. Thiers. — Bonaparte ctt appelé au pouvoir. — Tuus les autres l'avaient pris. — État des partis i rarrivée de Bonaparte. — Ils «'offrent loua à lui. — U se met du parti de la France. — Ses pourparlers avec Sieyès. — Ils s'entendent.

— Erreurs de HM. Tbierg et de Barante. — Pensée et préparatifs Ju IS brumaire. — La majorité du Conaeil des AJtciens s'; associe. — Ce qu'on fe propose. — On veut agir légalement. — Banquet de Saint-Sulpice. — Préparitifa des jacobins. — L'bercnle Destrem. — Réunion cbei Sieyèa, le (5. — Projets arrêtés. — Soirée du 17, »ui Anciens.

— Préparation des décrets. — Molinée du *8 brumaire. — TrsnsUtiMi des coDSeila i Seint-Cloud. — Bonaparte cbargé d'assurer l'exécution du décret. — Il commande la force armée. — Bonaparte rue Chantereine. — L'armée se Joint è lui. — Il se rend aux Tuileries. — Son discours aui Anciens. — Il harangue les troupes. — Attitude de Barras, de Gobier et de Moulins. — Conseil du 18 brumaire au soir. — Changements qu'on * décide pour le lendemain. — Le 49 brumaire, t Saint-Cloud. — Arrivée et attitude des Conseils. — Signes de l'orage qm allait éclaler. — Arrivée de Bonaparte. — Motion de Geudin aux Cinq-Cents. — Tumulte. — Plan des jacobins. — Serment t la constitution do l'an 111. — Calme de Bonaparte. — Il dénoue seul la siluation.

— U se rend aui Anciens. — Son discours. — Effet du discours.— Secret rendu par les Anciens. — Bonaparte se rend aux Cinq-Cents. — Mensonges de Bourricnne. — Motif qui conduisait Bonaparte aux Cinq- Cents. — Récit d'un témoin oculaire sur l'orage soulevé par sa préience.

— Bonaparte sort de l'Orangerie. — Tumulie qui suit. — proposilion de le mettre hors la loi. — Lucien Bonaparte quitte la présidence. — 11 est enlevé de la salle par ordre de son frère. — Attitude de l'armée. —

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37i HISTOIBE DU DIRECTOIRE.

Le présidait des Cinq-Cenis birangue les troupes et donne l'ordre de faire évacuer la salle. — Uurat et le colonel Houlios exécutent cet ordre. — Le président de* Cinq-Centa se rend sui Anciens, pour j expliquer la mesure. — Cent membres dea Cinq-Cents se réunissent le soir. — Décréta qu'ils rendent. — Ajoumeroenl du Corps légïslalir. — Nomination de Bensparta , de Siay èa et de Boger-Ducos , comme consuls-

Le dix-huit Brumaire fui la dernière crise de la Révolution. Il en fut aussi ta crise heureuse et salutaire, car il la sauva en même temps de l'invasion étrangère, qui l'eftt étouffée, et de la démagogie, qui l'eût déshonorée. Grâce à celte commotion , les principes de 89 subirent enfin l'épreuve calme et décisive de la pratique , qui était nécessaire à . leur triomphe et qui leur avait toujours manqué.

Avoir clos l'ère violente de la Révolution, et en avoir ouvert l'ère pacifique et expérimentale , c'était assez pour que le dix-huit Brumaire prit rang parmi les grandes époques de noire histoire moderne; mais avoir jeté les fondements de la quatrième race, et avoir placé les principes de 89 sous la sauvegarde d'une dynastie populaire née de ces principes euxmêmes, c'est ce qui a fait du dix-huit Brumaire une de ces dates lumineuses qui éclaîreot, à de grandes dislances, la marche des nations.

Plusieurs circonstances exceptionnelles donnent à l'acle solennel du dix-huit Brumaire un caractère particulier et frappant de grandeur et de légitimité, et

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