LIVRE QUARANTE-QUATBIÈME. H
rôfe constitutionnel le condamnait à attendre du Conseil des Cinq-Cents des propositions sur l'arrivée desquelles la victoire du parti du Manège ne permettait plus de compter.
Un seul homme pouvait dénouer cette situation par son prestige , son sang-Froid et la confiance qu'il inspirait : c'était Bonaparte.
Les divers récits du 18 et du 19 Brumaire, composés et publiés à l'époque où se réatisèrenl les événements, sont unanimes sur le calme et sur la résolution qu'y déploya Bonaparte. Plus tard, lorsque la prévention et la haine inspirèrent l'histoire, on vit se produire, vers 1814 et dans la suite, des traditions apocryphes, essayant d'accréditer la faiblesse qu'aurait montrée Bonaparte, soit dans son allocution aux Anciens, soit dans sa déciarcheà l'orangerie. De tous ceux qui ont imaginé ou suivi celte tradition, Bourrienne est le plus exagéré et le plus coupable. Aucun autre, en eflFet, en parlant de l'énergique allocution adressée aux Anciens, n'avait osé la qualifier de bavardage incohérent, accueilli par la pitié ou par les murmures de l'assemblée; surtout, aucun autre n'avait osé appuyer son témoignage de ces mots : Je l'ai entendu, j'y étais! lorsque son propre récit prouve clairement qu'il n'y était pas '. S»,
■ Voir les Utmoires de Bourn^ine, t. II(, th. vu, vin. Rien de pbs aieë que de prouver, par le propre récit de Bourrienne, qu'il D'était pas au Cooseil des Anciens à S aint-Cloud, lorsque Bonaparte y prononça son discours. En effet, il donoe, t. lU, ch. vu, p. S6,
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