‹ Histoire du directoire: 2 tom. augm. de pièces justificativesChapitre 35 sur 204 · LIVRE TRBNTE-QUATfilÈME · texte numérisé non relu

LIVRE TRBNTE-QUATfilÈME

pied, par exemple, depuis la place de la Bastille jusqu'au Champ de Mars, avec un certain nombre de stations et des discours. Tous tes corps constitués faisaient partie du cortège , entremêlés de force bannières et d'une quantité de chars mythologiques. Lorsque le zèle patriotique se fut un peu refroidi , et notamment sous le Directoire, les autorités et les corps constitués allaient en voiture.

Quelques-unes de ces fêtes, notamment celle de la fondation de la République, celle du 10 août et celle du 21 janvier, suffiront pour donner une idée de toutes les autres,

f£TE DB la FOHDATIOn DE LA RÉPCBLIQUE.

En l'an VI — 1 797 — la fôte de la fondation de la République fut assez simple. Elle consista principalement en discours prononcés aux Invalides, et en courses exécutées au Champ de Mars. Ces courses étaient imitées de l'ancienne Grèce. Il y avait la course à pied, la course k cheval et la course sur des chars. Un certain nombre de ce qu'on appelait tes muscadins y prenait part. Le banquier Tourton, qui fut quelque temps général de la garde nationale de Paris , était l'un des héros de ces courses *.

En l'an VU — 1 798 — la fête de la fondation de la

* Le Moniteur du SS septembre 1797 contient le programme de U fête de l'an VI.

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7t HISTOIRE DU DIRECTOIRE.

République fut célébrée avec beaucoup plus d'éclat et dura trois jours. Il y eut procession dans tes rues de Paris» luttes corps à corps et joutes sur l'eau.

Le mémoire original des dépenses de cette fête , que nou& aTons sous les feuXj porte ^ comme détail significatif j qu'il y atait dans le cortège quarante-huit danseurs oii danseuses de l'Opêta^ réorientant le peuple français j précédés de huit hérflUts d'armes à cheval, avec quarante-deux appariteurs à pied« et suiTifl dé vingt-quatre voitures portant des femmes costumées , et de cebt qUarante-huit musiciens:

Les costumes du peuple français, des liympbes et des déesses, fournis par le sieur Rouché, occasionnèrent une dépense de ieize mille huit cent trentehuit francs.

I^ mémoire du menuisier est intéressant en ce qu'il fait connaître qu'on avait édifié pour la fête un temple de l'Industrie et une maison de Mars.

Toutefois, l'articte le plus curieux de la dépense est celui d'un individu dont la note est ainsi for* mulée I

« Avoir resté près des statues du Fanatisme et de la Liberté^ depuis neuf heutea du matin jusqu'à leur imxndiet Si livres, it

U serait toutefois difficile d'expliquer comment la Liberté fut incendiée avec le Fanatisme , à moins dé supposer qu'elle eut, à la fête de l'An VII, le sort de la Sagesse à la fête de l'Être Suprême, le 20 floréal an 11 — 8 juin 1794. —

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