LIVRE TRENTE-QUATRJÈHE
les avait vivifiées un momeDt. Le souffle des clubs n'emplissait plus ces formules, graadioBes par l'emphase , quelquefois par l'enlhousiasme fourvoyé. L'opéra perçait par les trous du voile teint de fausse pourpre dont s'enveloppait la liberté jalouse et farouche inaugurée per les Jacobins.
Toutes ces pompes, mêlées d'une mythologie subalterne, se soutenaient à peine à Paris , ville de spectacle, toujours haletante de curiosité; on n'eftt pas osé les risquer dans les provinces, où le sermon d'un prêtre de village l'eût emporté sur les odes de Chénier.
C'est que la religion répond à quelque chose d'universel et d'éternel , tandis que les fêtes imi^nées par . la Révolution ne répondaient à rien , et laissaient les âmes indifférentes, même lorsque ces cérémonies touchaient aux sujets tes plus nobles et les plus grands.
On le vit bien, lorsque le Directoire fit célébrer, le 8 octobre 1797, les funérailles de Hoche, mort général en clief de l'armée de Sambre-et-Meuse , au camp de Wetziaer , à l'âge de vingt-neuf ans.
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FUMÉRillLLES DE HOCHE.
Lazare Hoche, fils d'un employé inférieur des écuries du roi , engagé à dix-sept ans dans les gardes-françaises, général en chef-de l'armée de la
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Moselle à vingt-cinq ans, de l'armée de Brest et de Cherboui^ à vingt-sept ans , de l'armée de Sambreet-MeaseàvingtrDeurans, devait tout à son travail et à son courage , secondés par les principes généraux de la Révolution. Il n'avait reçu aucune éducation régulière , et ne savait que ce qu'il avait appris de lui-même, à i'aide de livres furtivement et avidement dévorés. Son savoir, qur ne valait pas son instinct, serait peu de chose aujourd'hui dans le corps d'ofBciers des armées actuelles; il était relativement remarquable à une époque oîi la Gonveotion , pour mettre un frein aux avancements ordonnés par les clubs , dut décréter qu'on ne pourrait pas être nommé général en chef si l'on ne savait lire et écrire.
Trois choses surtout contribuèrent à conquérir à la mémoire de Hoche l'estime de son temps et de la postérité ; l'inslinct militaire , la bravoure et l'honnêteté. Quoique persécuté par Saint-Just, qui lui préféra le royaliste Pichegru, Hoche fut républicain, même exalté, mais sincère.
Hoche ne fiit pas , autant que le Directoire voulut Ihcq le dire dans son message du 16 juillet 1796, le pacificateur déËnidf de la Vendée; mais il y parut clément, après ceux qui s'y étaient montrés atroces. L'épuisement presque complet de la Vendée, en hommes, en vivres et en armes, et surtout la division des chefs lui livrèrent Charette et Stofflet, Wen plus que ses colonnes mobiles ^ et l'on pouvait être
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