Livre trentb-qoatbiëhe. n
alors , et sans trop de frais , le pacificateur d'une (xmtrée où diœ-tmit cents villages avaient été réduits en cendres.
C'est même en Vendée, et pendant cette gtœrre qui lui valut le titre de pacificateur, que Hodie commit, par faiblesse de caractère, le seul acte qui fasse tache sur sa vie si vaillante et si pure : c'est la violation de Ja capitulation verbale conclue avec le comte Charles de Sombreuif, chef de l'une des divisions des émigrés, débarqués dans la presqu'île de Quiberon , par l'eecadre de l'amiral Warren , le 25 juin 1795.
On put croire ou dire longtemps qu'après la prise du fort Peuthièvre, enlevé par les républicains dans la unit du âO au 31 juillet 1 795, les débris de l'expédition des émigrés se rendirent à discréliou, et que Hoche eut le droit de leslivrer aux six conmissions militaires établies à Vannes, à Auray et à Quiberon. Cette opinion n'est plus soutenable, depuis que 1^ victimes échappées au désastre' ont pu faire connaître au public les circonstances et leç conditions de la eapftulatiou du fort Penthièvre , circonstances et conditions acquises depuis longtemps à l'histoire, et qu'aucun témoignage de quelque valenr n'est venu infirmer.
> Voir, eotFe autres documents, tes Mémoires tur ^expédition de Qitibenm, par L. S.de Villeneuve-Laroctie-Barnaud, lieutenant au régiment de Përigord-, officier compris dans la capitulation de
jbïGoogIc
- Il est aujourd'hui hors de doule que lorsque la division commandée par le comte de Sombreuit eut opéré sa retraite daos le Fort-Neuf, sous la protection des bordées de la frégate anglaise l'Arc, les soldats de Hoche crièrent : « Rendez-vous, bravés émigrés; il ne vous sera fait aucun mal; nous sommes tous Français. »
Ces cris, répétés par les républicains, désorganisèrent la division de ' Sombreuil , dont un grand nombre de soldats jetèrent leurs armes. Sombreuil tint un conseil de guerre; un parlementaire fut envoyé à Hoche, auprès duquel, et sur son invitation, Sombreuil se rendit quelques instants après.
Comme on manquait de part et d'autre des choses nécessaires pour écrire , on stipula une capitulation verbale , garantie par la parole d'honneur des deux chefs, et ayant pour base 'les conditions suivantes:
« Le général comte de Sombreuil se dévoue, et fait le sacrifice de sa vie, pour ses compagnons d'armes renfermés dans le Fort-Neuf. Tous les émigrés pourront se rembarquer '. »
Hoche était assurément trop homme 'd'honneur pour manquer de sincérité, lorsqu'il acceptait la capitulation de Sombreuil et de ses compagnons; et nul ne saurait mettre en doute l'intention qu'il avait de l'observer*. Malheureusement pour les émigrés,
1 De Villeneuve-Laroctie-Baniaud, Mintoire$ mr l'expédition de Oiit6erDn, p. 1<9.
^ Hoche et ses soldais voulurent précipiter l'embaK^emeiit dea
jbïGoogjc