‹ Histoire du directoire: 2 tom. augm. de pièces justificativesChapitre 77 sur 204 · LIVRE TRENTE-HCITIËME. 1VT · texte numérisé non relu

LIVRE TRENTE-HCITIËME. 1VT

d'organisatioD, de travail, decommerce, d'économie, de prospérité, de satisfeuitioii générale, que les tempe calmes poseat toujours , et qu'il £iut réso^re , aoas peine d'a&iblisseœaraitetdediéchéa&ee-, il avait peur de ces généraux couverts de lauriers, à la vie noble et pure, ayant, avec l'aDKKU' des soldats, la confiance de l'i^inion publique, et pouvant devenir, par la seule fwoe de la comparaison, des rivanx trèsredoutables.

Bonaparte surtout était pour le Directoire un objet de jalousie et de défiance. Barras loi devait le succès du f8 Fructidor; et c'est peat<^re parce qu'il sentait sa supériorité et sa force qu'il le haïssait, en lexaires- Bant. « Bonaparte leur ' fut toujoors odieux, dit Carnot; et ils De perdirent jamais de vue le projet de le iaire p^r. Je n'en excepte pMnt Barras.... L'ascendant que prenait le général, par ses victoires multipliées, commençait à l'importuner.... Du reste, on aurait £ait à Bonaparte des obsèques tout à fait aussi magnifiquesque o^les qu'on avait faites à Hodié '.

Ce sont précisément ces mêmes raisons qui rendaient la paix et la renommée de Bonaparte obères à l'opinion publique : on trouvait dans la paix la fin des maux du passé , et dans le jeuue vainqueur une espérance et une garantie pour l'avenir.

Le traité de paix conclu entre la ftépublique française et l'empereur, roi de Hongrie «t de B(Aème ,

' Caraot dëugae ici La Rév«Uèi»-Lëpeaux , IleMtdl et Barras 3 Carnot. Réponse à Bailleul, pages 37-9.

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arriva au Directoire dans la nuit du 25 au 26 octobre 1 797 ' ; il était apporté par le géuéral Berthier, auquel Bonaparte avait adjoint Denon, pour lequel il avait et conserva toujours une estime particulière. Il avait été signé à Campo-Formio, près d'Udine, le 1 7, par Bonaparte, pour la République ; par le marquis de Gallo, le comte Louis de Coblenz, le comte de Merveld et le baron de Degelman, pour l'empereur '. Le Directoire l'annonça aux deux Conseils, par nn message , le 26 octobre , et il parut le 27 dans le Rédacteur, qui était alors le journal oHiciel '.

L'arrivée du message annonçant la paix produisit dans les Conseils une ivresse générale.

Au conseil des Cinq-Cents, des membres, épars dans lescorridors, et informés par le messager d'État, se pressèrent aux portes de la salle en criant : La paix! la paix! La lecture du message terminée, les curieux des tribunes, les journalistes , les personnes assises dans la salle, au banc des pétitionnaires, donnèrent le signal des applaudissements. L'assemblée entière était debout, découverte, contre son habitude, et mêlait ses acclamations à,celles du public *.

Au conseil des Anciens, les mêmes transports éclatèrent, et la séance fut levée au milieu de l'entbousiasme universel.

' Jfonitmr du 27 octobre 1797.

^ Voir le tml4 dans la C<tfrespondance de Napoléon I", t. Di, p^eSO!.

> Il fut publié, d'aprèB le lUdai^eur, dans le Moniteur du S8. * Moniteur du 39 octobre 1797.

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