COLLI ET BEAULIEU
L'armée d'Italie. — 8e» géDéraui «n chef. — Sa position. — Uéinairea de Boiuparle lur dds campagne ea Italie. — Il est chargé de l'eiêcution de cei plana. — 11 prend le commandement de l'armée. — Son dénOment — Proclamttion de Nice. — 11 prend l'ofTensive le 4 1 avril 1796. — Bataillea de MonlenoUe, le I S, et de Uiliesimo, le H. — Combat de Dego, le 1 H. — Bataille de Mondovi, le 11 . — Les PJémontaia, séparée des Autrichiena, demandent une auspeDsien d'armes , le 33. — Le roi de Sardaigne livre Coni, Aleiandrie et Tortone. — Proclamation admirable de Cberaaco. — Lea Antrïcbiens repassent le Pé. — Bonaparte le passe, le 7 mai- — Combat de Pombio. — Pa<Mge du pont de Lodî, le 10 mai. — Bonaparte arrive 1 Milan, <e < S. — Il ee dirige aor les Etats de Veniae. — Le Uincio est franchi le 'iO. — Lea Français occupent Vérone, le t" juin.
L'armée d'Italie , successivement commandée par BiroD , Dugommier, de Kellermann , avait été placée par décret de la Convention , du 1 4 fructidor an III — 31 août 1795, -r- sous les ordres de Schérer, contrôlé, selon la mode du temps, par trois représentants du peuple, qui étaient Maisse, Peyre et Ritter, les deux premiers députés des Basses-Alpes, le troisième député du Haut-Rhin.
La situation de l'armée n'était pas brillante; elle
jbïGoogIc
se tenait, selon l'expression de Letourneur (de la Manche), dans une honorable défensive ', occupant la crête supérieure des Alpes, et couvraDt le département du Mont-Blanc , le comté de Nice , Oneille , Loano et Vado. A l'aide des batteries établies sur divers points de la rivière de Gènes, le commerce de cabotage avait pu se maintenir à la vue de la flotte anglaise , entre Gênes, Nice et Marseille, et alimenter Toulon et les Bouches-du-Rfaêne ; mais le port et la rade de Vado, venant d'être enlevés par les efforts combinés des Austro-Sardes et des Anglais, les deux armées dites des Alpes et d'Italie se voyaient désormais forcées de tirer leurs approvisionnements de l'intérieur, extrémité que l'état des routes et la pénurie du trésor rendaient désastreuse.
Cependant la paix conclue avec la Prusse et avec l'Espagne permettant à la République de concentrer ses*efforts par moitié sur le Rhin et sur les Alpes, on pouvait se promettre raisonnablement d'ôter au roi de Sardaigne tout espoir de reconquérir les départements du Mont-Blanc et des Alpes-Maritimes, formés avec des territoires réunis , le premier le 27 novembre i 792, le second le 31 janvier 1 793, et même de le détacher de l'alliance de l'empereur, en portant directement la guerre dans ses Étals. C'est en prenant pour donnée fondamentale cette nouvelle situation , que le Directoire fit étudier par ses comités militaires, en juillet 1795, la question des opé-
' M<miteur du i septembre 1795.
jbïGoogIc