‹ Histoire du directoireChapitre 133 sur 241 · LIVRE SEIZIÈME. a · texte numérisé non relu

LIVRE SEIZIÈME. a

pfetdet siirpremisoii frère, qui se jette par ia lènêtre ^

^ Ea ce moment, il «e Mi un brait terrible autoar de moi; je crie Vive la BéptxhUqm! mes grenadiecB m'^it^idnU et me répondent. Alors k confii^n est au cc»nble parmi les conjurés^ ils se dtsp^'sest de tous côtés, et je reste mattretin champ de bataiUe.

» Je redescends , j'envoie chercher Gonthon , qne Ton traîne par les pieds jttsque dans la salle du conseil général... Les grenadiers se jettent sur Robespierre et Gouthon, qu'ils croient uKnls, et les ta^înart par les pieds jnsqn^au qnai Pelletier. Là, ils veulent les jeter à Tean ; mais je m'y (^>pose, et je les remwUs à la garde d'une compagnie des Gravilliers ^. y

Barras n'avait dooc eu, comme on le voit, aucune part, ni directe ni incfirecte, au drame militaire du 9 thermidor, qm venait de finir sans hii, loin de hiî et à son insu. Il avait été accompli par un soldat iaconnu, dbnt le MonUeur lui-même esb*opia le nom«

... Léonard Bourdcm entre dans la saUe, dit le MênUeur^ au nûlku des iqiplandiesema!^. U est acoosft-

avons retiré les dents canine, première molaire, etc. » — Goortok, Rapport mr les MntmmtUdu 9 Ihermiàor.

IJn telle blessure exclut nécessairement, par sa positicm et paraa direction, toute hypothèse de suicide.

^ Robeipmre le jaune, après ftfoir ûrancbi la fenêtre de Tfiàtelée-ViUe, se proamm emimmtmi mmuies sur le c(nr4on^térieur, tefMtit ses souliers à la main, ce qui suppose qu'il voulut d'abojd tenter de se sauver. U sauta ensuite svr les premièrea nmrdie» du f^ma de TB^Iel-ée-fllk, et fut xeievé meurtri et presque sans vie. — Voyei le pMcèa-iFttrM ée aoB inlerregatoive dans Goiirteis,ik||>p9Hswr he événemenêê eu 9 thermidor.

3 Méda, IVAsis hi^oriqm sm las i^énemeaisÂvk 9 thermidor.

pagné d'un gendarme, qu'il demande la permission

de faire monter à la tribune avec lui « Ce brave

gendarme que vous voyez, dit Léonard Bourdon , ne m'a pas quitté * ; il a tué deux conspirateurs. » Le président lui donna Faccolade et dit : « Ce citoy^i se nomme Charles- André Médal *. »

Cependant la gloire que le généralat du 9 thermidor valut à Barras fut immense, incontestée; et la Convention s'en souvint un an pins tard, quand elle lui décerna le commandement, le matin du 1 3 vendémiaire an IV.

Le 13 vendémiaire, nos lecteurs le savent déjà, le commandement réel et toute la sérieuse besogne furent entre les mains de Bonaparte. Barras le présenta à la Convention, et le loua de ses efforts, comme Léonard Bourdon avait présenté et loué le gendarme Méda ^; mais Barras resta avec les honneurs officiels de la journée ; et l'importance que lui donna cette rare bonne fortune, d'avoir deux fois défendu et sauvé la Convention, fut le titre déterminant qui le porta au Directoire.

^ Méda n*ayait pas quitté Léonard Bourdon, c'était vrai ; mais Léonard Bourdon avait quitté Méda, pour lui laisser prendre THÔtelde-Ville.

^Moniteur du 30 juillet 4794,

3 Quoique la Convention eût ordonné que Méda reçût de Tavancement, le Comité de Salut Public et le Directoire le laissèrent végéter. L'Empereur le nomma officier de la Légion d*honn^r en 4804, colonel du 4*' de cbasseurs en 4806, et baron en 4808.

Page 1