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LIVRE DIX-HUITIÈME

sard de tous côtés, et qui ne se connaissaient même pas. Joséphine elle-même était à la prison des Carmes, où elle avait été écrouée, le 17 avril 1793, sous le nom de citoyenne Beaubarnais ' . Sa fille Hortense était cachée dans un pensionnat obscur; et son fils Eugène, âgé de treize ans et demi , était en apprentissage cbez un menuisier.

Sortie de prison après Je 9 tbermidor, Joséphine vécut longtemps dans la gêne, jusqu'à ce qu'elle obtint, par l'entremise de Barras, une indemnité de cent mille francs pour la confiscation des biens de son mari.

La tradition raconte qu'une prédiction de sa jeunesse lui avait annoncé de hautes destinées. Ce fait, quoiqu'un peu défiguré dans les détails, est parfaitement vrai; car il se trouve consigné dans un journal, sept ans avant l'établissement de l'Empire.

Voici en quels termes le raconte Bertin d'Antilly, sous la date du 30 mai 1 797 :

* Voici le texte du mandat en vertu duquel Joséphine fut arrêtée :

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