SECTION DES TUILERIES
» œMITÉ DE SURVEILLANCE RÉVOLUTIONNAIRE.
» Le concierge de la maison d'arrêt des Carmes recevra la citoyenne Beauharnais , femme du général , suspecte , aux termes de la loi du 17 septembre dernier, pour y être détenue jusqu'à ce qu'il en f oit autrement ordonné , et par mesure de sûreté générale.
» Fait au comité, le 2 floréal , l'an II® de la République française une et indivisible.
» Signé : Gurnet , président ; Pilot, Lacombe, Carnïg , Mo- REAu, Candy, Louis François, commissaires; Charvet, président. »
Dépôt des mandats d'arrêt délivrés par les autorités révolutionnaires , Archives de la préfecture de police.
394 HISTOIIE DU DIRECTOIRE.
«En 1787, madame de va voir madame la
comtesse Alexandre de Beauharnais, aujourd'hui madame Bonapai-te, avec laquelle elle était tr^-intimament liée. «Écoutez, ma chère, dit madame de Beauharnais à son amie, on vient de me tirer les cartes; on m'a prédit que je serais une iRÈs-GRAimE dame; que je jouirais beaucoup d'un sort très-éclatant , mais que cela ne serait pas de très-longue durée ' . »
Ce n'est point chez Barras, comme le racontent les biographies, mais chez lui , à Tétat-major de Paris, que Bonaparte connut Joséphine. C'était à la fin de 1795, après que les événements du f3 vendémiaire eurent fait nommer Bonaparte au commandement de l'armée de l'intérieur. Voici en quels termes l'Empereur lui-même raconte cette circonstance notable de sa vie :
« Ce fut pendant qu'il commandait à Paris que Napoléon fit la connaissance de madame de Beauharnais. On avait exécuté le désarmement général. Il se présenta à Tétat-major un jeune homme de dix ou douze ans, qui vint le supplier de lui rendre Tépée de son père qui avait été général de la République. Ce jeune homme était Eugène de Beauhamais, depuis vice-roi d'Italie.
» Napoléon, touché de la nature de sa demande et des grâces de son âge, lui accorda ce qu'il deman-
i Berlin d'Antilly, le Thé, n« 45.