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LETTRE DESTINÉE A. L4 CONVENTION

ET DANS LAQUELLE MA16NET ANNONÇAIT QUE LA VILLE éTAIT BRULEE.

« G*est au moment où la République française porte Teffiroi sur totis les trônes que rîofâme commune de Bédouin , plus audacieuse que tous les despotes , ose se soulever contre la ifolonté nationale, fouler aux pieds les décrets de la Convention, et renverser ie signe auguste de notre régénération ^ l'arbre de la liberté.

» Aussitôt que j*ai appris cet attentat hcrribic contre la majesté du peuple, j'y ai envoyé trois cents hommes du bataillon de TArdèche, qui, dans toutes mes opérations civiques y m'a si bien secondé. J'ai fait incarcérer prêtres, nobles, parents d'émigrés , autorités constituées.

» J'aimais à croire que je pourrais trouver quelques individus, qui, pénétrés de V horreur du crime commis dans cette commune, s'empresseraient de soustraire leurs noms à l'infamie, et m'indiqueraient les coupables ; mais un silence absolu Be me prouve que trop qu'ils ont tous participé au crime.

» Alors, ne voyant plus dans cette conn»u&e qu'une borde d'ennemis, j'ai investi le tribunal criminel du pouvoir révolutionnaire , pour faire tomber de suite les têtes les plus coupables; et j*ai ordonné qu'une fois ces exécution» faites , les flammes fissent disparaître jusqu'au nom, de Bédouin.

» Périssent ainsi tous ceux qui oseront blâmer la volonté nationale^ et méditer de nouveaux compbts contre la liberté française 1 ! »

1 Moniteur du 9 janvier 1795. — H serait inutile de faire caserai.

i8i HISTOIRE DU DIRECTOIRE.

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