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LIVRE X

INTRIGUES DES TERRORISTES POUR PERPÉTUER Lk CONVENTION.

Iffaoœarre des Jacobins pour saspenchre It GoBstitution de l'an III. ^ TaUiea se fait chef du parti des terroristes. — Thibaudeau dévoile le complot. -^ Les Jacobins sont vaincus. — La place de la Révolution reçoit le nom de

- place de la Concorde.

Cependant y le 26 octobre — 4 bramaire — , jour fixé pour la composition des nouveaux conseils ^ ap* prochait. La Convention décréta, le 21 , un règlement qui prescrivait le mode diaprés lequel seraient organisés, constitués et instal^ le corps législatif et le gouvernement directorial. Cinq jours séparaient encore la Convention de sa dissolution légale. Le parti des Jacobins essaya d'employer ces cinq jours à. faire une révolution nouvelle, à perpétuer le gouvernement arbitraire de la Convention, et à suspendre iadéfittiment la Ccmstitntion de Tan III, comme on avait suspendu la Constitution de 4793.

La vict(»re de la Convention avait naturellement exalté Tesprit démagogique. Afin d'ameuter le peuple les faubourgs et de l'opposa à la garde nationale, on avait aflecté de ugnaler les sectionnaires comme Mrtant de royalistes et de diouans. L'armement des

anciens terroristes^ les flatteries intéressées qu^on venait de prodiguer à tous les vieux suppôts de Témeute 9 avaient ravivé et porté jusqu'à l'illusion les espérances des conspirateurs et des ciubistes, pour lesquels la révolution était un patrimoine, une domination et une gloire. L'ivresse que leur donnait cette situation inespérée, après le discrédit profond où les avait jetés la chute de Robespierre , leur inspira le dessein de tenter encore un coup de fortune, en essayant de replacer la France sous le régime de l'arbitraire et de la terreur auquel elle échappait.

Trois prétextes pouvaient être mis en avant pour sonder la Convention et Topinion publique. Les chefs de rinsurrection, à deux victimes près, n'avaient réellement pas été recherchés et punis. Il était possible qu'on trouvât à redire, au moins en un temps calme ^ sur les choix des électeurs de Paris, qui avaient changé les réuniofas électorales en conférences armées ; et enfin, en un moment où Ton avait cru devoir appeler au secours de la (invention les combattants du 14 juillet, du 10 août, et jusqu'aux assassins de septembre, les démagogues victorieux semblaient pouvoir solliciter la réint^ration des députés emprisonnés ou exclus , après les événements du 2 et du 4 prairial an III — 21 et 23 mai 1795.

Ce sont ces trois prétextes qui furent en effet choisis. On comprend d'ailleurs tout ce qu'ils contenait de conséquences. Avec le premier, on eût réorganisé la Terreur contre les modéi^; avec le second, on

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