‹ Histoire du directoire de la République française (volume 2)Chapitre 100 sur 152 · PROJETS DE DÉFENSE CONTRE LE DIRECTOIRE. 3G · texte numérisé non relu

PROJETS DE DÉFENSE CONTRE LE DIRECTOIRE. 3G

irritation , il ne restait aucun moyeu de défense contre la force militaire. Toutefois, dans la pensée d'opposer (juelque résistance à un coup de main, et sans prévoir ([u'on aurait à combattre un corps de trou})es retiré des armées qui étaient en face de l'ennemi, pour être employé contre la représentation nationale , les commissions des inspecteurs de la salle s'étaient occupées à recomposer avec soin la garde du Corps législatif. Elle avait d'abord été formée de quinze cents grenadiers qui avaient eu le même service auprès de la Convention. Cette troupe avait été originairement composée d'anciens gardes françaises dont M. de Lafayette avait formé les compagnies soldées de la garde nationale. Us s'étaient successivement recrutés de trèsinauvais sujets. Le général Dumas et les autres militaires , inspecteurs de la salle,- s'étaient efTorcés de soumettre cette garde à une discipline sévère. Le ministre de la guerre, Pétiet, et le ministre de la police, L'Apparent, les avaient secondés dans ce travail. On renvoyait peu à peu les grenadiers dont on était mécontent; ils étaient dirigés sur l'armée du Rhin, où le général Moreau et le général Desaix choisissaient des sous-officiers et des soldats d'une conduite éprouvée pour les placer dans la garde du Corps législatif. Ce fut aussi de l'armée du Rhin , et sur la désignation de Moreau, que le général Ramel fut appelé pour commander cette garde. 11 était digne de toute confiance ; on était sûr de sa fidélité; mais les inspecteurs jugèrent que, dans de telles circonstances, il fallait appeler à ce poste un général dont le nom et le caractère auraient de l'autorité sur l'armée et qui pourrait faire hésiter l'obéissance de la troupe dirigée contre le Corps législatif.

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