SÉANCE DES CINQ CENTS
exécutant les ordres du Directoire, » ajouta Barthélémy.
Chérin se retira, et Barthélémy écrivit au président du Directoire une lettre pour réclamer contre son illégale arrestation. C'était pour se mettre en règle; il n'attendait aucune réponse de son collègue Reveillère.
Le commandant du Luxembouriï s'était rendu chez
Carnot. 11 ne le trouva point. L'appartement était au
rez-de-chaussée du Petit-Luxembourg, et Carnot était
sorti par le jardin. On l'y chercha avec soin, et le bruit
courut à Paris qu'un homme qu'on avait pris pour
lui, dans l'obscurité, avait été tué près du Luxem-
bouriï.
La force militaire avait fait son office sans rencontrer ni résistance, ni danger, sans avoir à déployer aucun courage. Maintenant, le parti révolutionnaire pouvait montrer toute son énergie : c'était pour garantir ses intérêts et servir ses passions que la victoire était remportée.
Plusieurs membres du conseil des Cinq -Cents se réunirent dans la salle de l'ancien Théâtre-Français, que depuis quelque temps on appelait FOdéon ; de moment en moment, il en arrivait d'autres. Vers onze heures', lorsqu'ils se crurent en nombre suffisant, ils ouvrirent la séance, sous la présidence de Lamarque. Les lo^es et les galeries étaient «arnies de spectateurs.
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PouUain-Grandpré prit la parole. — a Les mesures qui ont été prises, le local que nous occupons, tout annonce que la patrie a couru de grands dangers et que nous en courons encore : rendons grâces au Directoire; c'est à lui que nous devons le salut de la patrie. ^lais ce n'est pas assez que le Directoire veille, il est