SKANCK DES CINQ CENTS
aussi de notre devoir de prendre des mesures eapables «rassurer le salut puljlic et la couservation de la Constitution. A cet effet, Je demande la formation d'une commission de cinq mend)res. Elle fut aussitôt nommée. Siéyès, Boula}, Cliazal, Villers et Poullain- Grandpré la composèrent. Ces choix étaient pris parmi les conseillers et les complices de la conspiration. A ce moment, le rôle de Siéyès était devenu , non pas éclatant, mais important.
Quelques membres encore mal inforniés demandèrent pourquoi le conseil des Cinq-Cents se trouvait sur ce théâtre et norj pas dans la salle de ses séances. On leur répondit : — « Vous êtes ici en vertu d'un arrêté du Directoire. Vous connaîtrez incessamment les motifs de cet arrêté et les circonstances qui vous enq)êchent de siéger dans votre salle. »
Porte, représentant de la Haute-Garonne, proposa de permettre au Directoire, et môme de le requérir de faire entrer dans la circonscrij)tion constitutionnelle le nombre de troupes nécessaire « ])our le maintien de l'ordre et la défense de la Constitution. »
Boulay ne pensait pas f[ue cette mesure fût en ce juoment très-urgente, et demanda le renvoi à la commission dont il faisait partie. Merlin de ïhionville remarqua que la Constitution pouvait aussi avoir besoin d'être sauvée du parti anarchique, et insista pour (pie la proposition fût adoptée, en ajoutant, après le mot « Constitution » contre tous ses ennemis.
Cette ])reuve d'inq^artialité et cette précaution contre des révolutionnaires anarchistes satisfirent la consci(^nce de cette section du parti modéré , toujours disposée à se soumettre au pou\oir dominant.
CJiazal annonça que le message du Directoire n'ar-