‹ Histoire du directoire de la République française (volume 2)Chapitre 115 sur 152 · RÉSOLUTION DU CONSEIL J;LS CINQ -CENTS · texte numérisé non relu

RÉSOLUTION DU CONSEIL J;LS CINQ -CENTS

Malgré quelques iiuir]mii'es,Tlii])au(leaLi Fut excepté. PoiUécoulaiit jouissait (rmie esliiiH^ universelle, on le savait éloigné d'appartenir à un [)arti ({uelconque; son nom fut retranché saivs autre diriiculté que la réclamation malveillante de Villetard.

Plusieurs antres radiations furent aussi obtenues : Tarbé, ancien ministre des unances, cessait d'être rej)résentant, puisque son élection se trouvait annulée; on remarqua qu'ainsi il ne siégerait ])lus au Corps législatif; il n'y avait donc pas intérêt à le" déporter. Cet argument parut bon.

Des amis montrèrent un zèle assez grossièrement exprimé pour sauver leurs protégés. Ils disaient que leur incapacité les rendait peu dangereux; on alla même jusqu'à en traiter un d'imbécile.

Il fut question d'excepter Siméon qui jouissait d'une grande considération, dont les opinions étaient réellement modérées et le caractère conciliant. Salicetti s'y opposa, disant que Siméon s'était réfugié à Livourne après la prise de Toulon. Salicetti savait mieux que personne combien cette précaution était nécessaire [)Our échapper aux proscriptions et aux massacres, que lui-même avait ordonnés de concert avec Barras et Fréron.

La liste fut donc réduite à (juarante-deux membres du conseil des Cinq-Cents : Aubry, Aymé, Bavard, Blain, Boissy d'Anglas, Borne, Bourdon de TOise , Cadroy , Couchéry, de Lahaye, de Larue, Doumerc, Dumolard , î)uj)laniier, l)!i[)rat, Gibert Desmolières, ITenri Larivière , luibert Colomès , Camille Jordan, Jourdan des Bouches-du-Rhone, Gau, Lacarrière , Lemarchand Goinicoui't, Lémerer, Mersan, Madier, Maillai'cK Xoailles, André de la Lozère, Mac-Curliu, Pavie,

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Pastoret, Picliciiru , Polissard, Praire ^lonlaut, Quatremère de Qniucy, Saladin , Siméoii , Vauvilliers, Vaublanc, Villaret Joyeuse, Willot.

Les déportés pris dans le conseil des Anciens étaient au nond)re <le onze : Barbé-Marbois, Mathieu Dumas, Laumond , IMuraire , Ferrand Vaillant, Lafon-Ladébat, 3Iurinais , Paradis, Portalis , Rovère, Tronçon Ducoudray.

Deux mendjres du Directoire se trouvaient aussi sur la liste : Carnot et Barthélémy.

L'ancien ministre de la police, Cochon L'Apparent, et un de ses employés nommé Dossonville; les trois condamnés de la conspiration royaliste, Lavilleheurnois , Brotier et Duverne de Presle; deux généraux, Miranda et Morgan; Mailhe, ancien conventionnel, et Suard de l'Académie française, rédacteur des Annales politiques: tels étaient les noms ajoutés aux représentants et aux directeurs.

Poullain Grandpré, en disant qu'U répugnait à faire des propositions rigoureuses, demanda que Ramel. commandant de la garde du Corps législatif, fût compris au nombre des déportés : c'était un ])rave officier, étranger à toute intrigue politique; on le punissait d'avoir fait son devoir et d'avoir essayé de défendre la représentation nationale.

Merlin de Thionville, pour montrer son impartialité, proposait de placer sur la liste Antonelle, Amar et Félix Lepelleticr; il ne fut pas écouté.

Garnier de Saintes s'étonna de ne voir qu'un seul journaliste compris dans cette mesure. — « Ce sont eux qui ont compromis la liberté et porté la dissolution dans toutes les sociétés. »

Cette réilexion fut très-appuyée et Ton chargea la

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