‹ Histoire du directoire de la République française (volume 2)Chapitre 14 sur 152 · SITUATION DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES · texte numérisé non relu

SITUATION DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES

lie reconnaissait d'autre influence que les succès ou les revers des armées de la République. Contraint à ne rien décider dans les affaires de l'Italie sans l'initiative ou l'assentiment du général qui l'avait conquise, le gouvernement traitait avec les autres puissances sans le consulter, et suivait une politique générale indépendante des projets militaires ou des arrangements territoriaux que le général Bonaparte pouvait avoir conçus.

Après la bataille d'Arcole et la retraite de l'armée d'Alvinzi , l'Italie ne pouvait donner aucune inquiétude ni au Directoire ni à l'armée.

Gênes avait en plusieurs occasions provoqué le mécontentement et la méiiance du général Bonaparte. Un plénipotentiaire génois fut envoyé à Paris : le 6 octobre un traité fut signé. Tous les griefs de la France contre la république de Gênes furent mis en oubli : le sénat s'engagea à payer quatre millions et rappela les bannis. Le général Bonaparte aurait voulu une alliance plus intime ; son dessein eut été de donner à Gênes le territoire de Massa-Carrara et les fiefs du Montferrat , en demandant un contingent de troupes qu'il aurait joint à son armée. Le Directoire souhaitait une révolution démocratique qui eût enlevé l'autorité à l'aristocratie génoise; il se refusait à disposer d'aucune portion des territoires possédés par l'Autriche en Italie, dans la crainte de rendre plus difficiles les négociations avec l'empereur.

Le roi de Sardaigne, Victor-Amédée, était mort le '16 octobre 1796. Son fds , Charles-Emmanuel, en faisant part de son avènement au Directoire , avait témoigné l'intention d'entretenir, ainsi qu'avait fait son père, de bonnes et amicales relations avec la France. Un traité d'alliance qui aurait mis une armée piémontaise II. 3

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