SITUATION DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES
à la disposition du général Bonaparte fut proposé par le plénipotentiaire français envoyé à Turin pour tenter cette négociation. La cour de Sardaigne demanda que la Lombardie lui fût promise. Cette exigence ne pouvait être admise ni par le Directoire , ni par le général en chef de l'armée d'Italie; mais les rapports avec le roi de Sardaigne restaient tels qu'auparavant.
L'armistice conclu avec Tinfant duc de Parme avait été converti en un traité de paix. Le traité avec Naples avait été signé; le plénipotentiaire que le duc de Modène avait depuis plusieurs mois envoyé à Paris, n'avait pas été admis à entamer une négociation. Lorsque, sous prétexte que la régence de Modène avait manqué aux conditions de l'armistice en laissant la garnison de Mantoue s'approvisionner dans le duché , le général Bonaparte eut provoqué une révolution à Modène et à Reggio , le Directoire signifia à ce plénipotentiaire de se retirer.
Les négociations avec le Pape ne faisaient aucun progrès. M. Cacault et le cardinal Mattei s'efforçaient vainement de montrer au souverain pontife , ou plutôt à ses conseillers , le danger où il s'exposait en se montrant ennemi de la France ; nulle remontrance ne pouvait dissiper l'illusion des cardinaux qui avaient la confiance du Pape; ils s'étaient entièrement donnés à l'Autriche; ils comptaient sur les victoires d'une nouvelle campagne entreprise avec de puissantes armées ; ils croyaient les. Français affaiblis et hors d'état de résister. La paix que le roi de Naples venait de signer les avait d'abord troublés ; mais ils savaient qu'au |)rcmier revers de l'armée française , les Napolitains se hâteraient de reprendre les armes. Ainsi il devenait évident qu'un traité avec le Pape ne pouvait être