juillet
Les plénipotentiaires dn Directoire répondirent' qne la France demandait que l'Angleterre restituât toutes les conquêtes ([u'elle avait faites sur l'Espagne et la Hollande.
Il n'entrait pas dans les desseins du Directoire de faire la paix avec l'Angleterre. Toutefois il ne voulait pas que la continuation de la guerre lui fut imputée ; ainsi il ne j)ersista point d'une manière absolue dans cette condition, et annonça qu'il allait consulter ses alliés ; de sorte qu'il s'écoula plusieurs semaines avant d'avoir les réponses de l'Espagne et de la Hollande, sans que la négociation fît le moindre progrès.
A ce moment fat décidée une question qui ne pouvait trouver place dans les articles d'un traité, ni même être l'objet d'une négociation officielle. Le général Lafayette était, depuis plus de quatre années, détenu dans les cachots d'Olmutz, ainsi que MM. de ^laubourg et de Pusy. Le comité de salut public, ni le Directoir^^ n'avaient pas eu jusqu'alors la pensée de réclamer contre cette violation du droit et de l'humanité. Pour les hommes de la seconde révolution , M. de Lafayette était un transfuge, un émigré, un traître, qui ne pouvait rentrer sur le sol français que pour monter sur l'échafaud.
Cependant cette dure prison où le gouvernement autrichien, contre toute justice, condamnait sans pitié des honnnes qui n'étaient ni ses sujets ni des prisonniers de guerre, excitait l'indii^nation de tous les amis d'une saiïe liberté, de toutes les âmes lïénéreuses : dans le parlement d'Angleterre, dans le congrès des États-