I. Dépccho du 3 juillet
i. 22 juillet.
DIFFICULTÉS POUR CONCLURE LA PAIX. 47î)
Léoben se trouveront annulés, et la guerre recommencera. La guerre, recommençant à l'entrée de septembre, nous donnerait trois mois de campagne, pendant lesquels il serait possible de forcer l'empereur à conclure une paix plus avantageuse encore que celle qui devait être conclue en conséquence des préliminaires. »
Il voyait bien que les délais de la cour de Vienne avaient pour principale cause la situation du gouvernement directorial. De là venait sa malveillance contre la majorité du Corps législatif et les liommes influents qui voulaient détruire ou dominer le gouvernement ; de là son pencbant à prêter appui au Directoire. En même temps, sacbant par des lettres interceptées et des informations sûres que l'empereur était personnellement favoral)le à la paix, il redoublait d'efforts pour l'y décider. M. de Gallo quitta Udine pour se rendre à Vienne; il y porta des lettres de la reine'de Naples pour l'impératrice sa fille, où elle l'engageait à déterminer l'empereur à une pacification. Les paroles de M. de Gallo furent mal écoutées; mais lorsqu'il répéta tout ce que lui avait dit le général Bonaparte sur la situation de la France et sur la certitude où il était que la majorité et les royalistes succomberaient, les opposants à la paix commencèrent à réfléchir sérieusement : tant, à Vienne, on attachait d'importance à ce que pensait, à ce que disait le général Bonaparte.
Cependant rien n'avançait dans les conférences d'Udine, et le général Bonaparte écrivait^ : — « 11 est impossible de se moquer de nous avec moins de prudence. — Si la guerre recommence, il faudra que l'armée du Rhin et l'armée de Sambre- et -Meuse n'en forment