‹ Histoire du directoire de la République française (volume 2)Chapitre 25 sur 152 · REPRISE DES ^'ÉGOCIATIO^•S AVEC L*ANGLETERRE · texte numérisé non relu

REPRISE DES ^'ÉGOCIATIO^•S AVEC L*ANGLETERRE

négociation, surtout lorsque l'empereur n'y prenait encore aucune part.

Lord Malniesbury, cherchant toujours à persuader au plénipotentiaire français que les conditions laissaient à la République de notables avantages , indiquait que la Savoie, le comté de Nice et Avignon, pourraient ne pas être contestés à la France.

Rien ne pouvait persuader au ministre de renoncer à la Belgique et à la rive gauche du Rhin ; le Directoire dans cette volonté avait réellement, quel que fût le désir général de la paix, l'appui d'une forte opinion. Toutefois les conversations se prolongèrent, et d'autres points y furent traités ou du moins mis en question.

La cession de la partie espagnole de Saint-Domingue, stipulée par le traité de Râle , sembla un des objets où il serait impossible de s'entendre avec l'Angleterre. Lord Malniesbury se déclara aussi obstinément opposé à la restitution du cap de Ronne-Espérance à la république batave.

La conférence se termina par l'assurance répétée et formelle qu'en aucun cas et quel que fût le système de compensation qui serait adopté, le roi d'Angleterre ne consentirait pas à la possession des Pays-Bas autrichiens par la France. Le ministre français répondait que s'il en était ainsi la difficulté était insurmontable.

Cette conférence se passa en termes si convenables , Delacroix y montra tant de politesse ^ son langage avait tellement pris le ton de la conciliation , que lord Malniesbury eut quelque fois l'impression que la négociation pourrait continuer. Il s'étonnait que le ministre eût la permission d'être si mesuré et si peu tranchant, lorsque le Directoire était évidemment déterminé à ne point faire la paix.

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