novembre
sassiner, qui ne clierclient pas à imiter le peuple français dans ses moments de courage et ses élans de vertu, mais qui voudraient renouveler ces scènes horribles et criminelles dont les auteurs seront l'objet de la haine et du mépris de la France , de l'Europe et de la postérité, persuadez-vous que la nation française et l'armée que je commande ne laisseront jamais la hideuse et dégoûtante anarchie s'asseoir sur les ruines de la liberté. Nous avons des baïonnettes pour exterminer les tyrans, mais avant tout le crime. »
Lorsque le congrès des représentants de toutes les villes de la Lombardie se réunit à Milan pour inaugurer la république cispadane, son premier acte fut une adresse au général en chef ^
— (( Le citoyen Marmont, envoyé par vous pour veiller à notre sûreté et à la liberté de nos délibérations , pourra vous dire que nous sommes dignes de notre nouvel état. Il vous dira comment le nom de notre libérateur donne de Téner^ie à nos résolutions ; recevez, général invaincu, les hommages de l'armée , de votre valeur et de votre magnanimité. Vous en êtes le père, vous en êtes le protecteur; vous seul pouvez lui donner l'immortalité attachée à votre nom. »
La réponse Mu général assurait le congrès de l'intérêt qu'il prenait à la nouvelle république. En même temps il donnait des conseils : — « Si les Italiens sont dignes de recouvrer leurs droits et de se donner un gouvernement libre, on verra un jour leur patrie figurer avec gloire parmi les puissances de la terre. N'ou-
^. <0 décembre 1796.