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78 CAPITULATION DE MANTOLE.
il ne s'écliappa que deux mille hommes, qui étaient restés sur la rive gauche de l'Adige.
Alvinzi fut serré de près dans sa retraite; il perdit encore une colonne de cinq mille hommes, qui fut coupée et prise. Jouhert s'avança vers Trente et s'en empara. L'armée française occupa de nouveau le Tyrol italien et les passages qui conduisent en Italie. Masséna marcha vers la Brenta, occupa Bassano et plaça des avant -postes sur la Piave. Les Autrichiens s'étaient retirés au delà de cette rivière; Augereau était à Trévise.
Depuis que le général Provera avait échoué dans l'entreprise de secourir Mantoue , le maréchal Wûrmser ne pouvait plus espérer de s'y maintenir; depuis longtemps, la garnison ne recevait plus qu'une demiration; les chevaux étaient mangés. On lui fit connaître la bataille de Rivoli et la retraite d' Alvinzi. Sommé de se rendre, il répondit qu'il avait encore des vivres pour un an. Toutefois il écrivit, le 29 janvier, au général Bonaparte un billet ainsi conçu : — a Raison de guerre me détermine à vous offrir la place de Mantoue , sous la condition préliminaire de laisser sortir librement ma garnison avec toute l'artillerie et les munitions. » — Puis il envoya son premier aide de camp, le comte de Klenau, pour demander quelles conditions on lui ferait.
Pendant que M. de Rlenau conférait avec le général Serrurier commandant du siège , un otlicier, enveloppé dans son manteau, assistait à cette conversation : c'était le général en chef qui , inconnu au général autrichien, Técoulait en silence et, sans Tinterrompre, le laissait [)arler des grands approvisionnements qui restaient encore dans la })lace; })uis il s'assit devant une table.