Méinuîves dictés à Siiinte-llélènc
souillés des furieux iudignes du nom français, ces pauvres prêtres étaient étonnés et attendris de recevoir de telles preuves d'affection de ces hommes de guerre.
Le bruit de cette mesure retentit jusqu'en France , et l'approbation générale étouffa le dépit de quelques Jacobins ; le Directoire lui-même s'associa à la voix publique.
Déjà l'avant-garde française avait passé l'Apennin et s'avançait vers Rome; le gouvernement pontifical avait été d'un tel aveuglement que l'entrée des Français dans la Romagne , l'occupation d'Imola, l'avant-garde prise sur le Senio, les portes deFaenza forcées, n'avaient pas diminué l'ardeur guerrière des cardinaux Busca et Albani. Un consistoire fut assemblé, et sur vingt cardinaux, quatre seulement se déclarèrent pour la paix. C'est qu'on ignorait en ce moment à Rome la capitulation de Mantoue. Les illusions se dissipèrent aussitôt que cette nouvelle fut arrivée, car toutes les espérances reposaient sur l'armée de Wurmser. Un nouveau consistoire fut réuni. Le cardinal Mattei avait reçu du nénéral Bonaparte une copie des dépêches interceptées du cardinal Busca. Elles étaient si follement hostiles et injurieuses qu'évidemment ce n'était pas lui qui pouvait être chargé des négociations : elles furent confiées au cardinal Mattei.
Lorsque le général Bonaparte avait quitté Mantoue pour marcher contre Rome, il n'était pas encore décidé sur l'usage qu'il ferait d'une victoire qui n'était pas douteuse. Il écrivait de Boloi^ne au Directoire ' :
— c( Ne pourrait-on pas, si nous allons jusqu'à