‹ Histoire du directoire de la République française (volume 2)Chapitre 67 sur 152 · NOUVELLES NÉGOCIATIONS DE L ANGLETERRE · texte numérisé non relu

NOUVELLES NÉGOCIATIONS DE L ANGLETERRE

lorisés à saisir leurs bâtiments , ils envoyaient à Paris un (les premiers auteurs de l'indépendance américaine, M. Pinkney, ami de la France toujours fidèle aux sentiments de gratitude pour la nation (pii avait affranchi son pays; il venait donner des explications , négocier s'il y avait lieu de nouveaux traités. Le Directoire donna ordre qu'il ne fût pas admis sur le territoire français.

Tel fut Texposé que M. Pastoret fit entendre au conseil des Cinq-Cents, en exprimant en même tenqjs le désir non-seulement d'une réconciliation avec les Américains , mais de la paix universelle, nécessaire pour calmer les agitations qui troublaient la patrie, pour faire cesser la guerre intérieure des factions , pour imposer silence aux passions de haine et de vengeance.

L'orateur proposait d'adresser un message au Directoire, pour lui demander compte des rapports politiques existants actuellement entre la France et les Etats-Unis. En outre, il demandait qu'une commission fût chargée d'examiner si la conduite et les actes du Directoire avaient été conformes à la Constitution. Cette seconde proposition fut seule adoptée.

Les esprits étaient d'autant plus tendus vers l'idée de la paix, que l'Angleterre avait renoué la négociation si péremptoirement rompue par le Directoire six mois auparavant. On avait tout lieu de craindre qu'encore cette fois, il ne voulut entendre aucune proposition.

M. Pitt n'en avait sans doute pas mieux espéré ; mais la situation de l'Angleterre exigeait que le cabinet fît une nouvelle démonstration pacifique, dût-elle ne pas avoir plus de résultat que la première.

L'Autriche vaincue avait consenti à traiter et avait

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