‹ Histoire du directoire de la République française (volume 2)Chapitre 81 sur 152 · MARCHE DES TROUPES VERS PARIS · texte numérisé non relu

MARCHE DES TROUPES VERS PARIS

loirey avait consenti. Quittant son armée de Sambre-'et- Meuse, mais par congé et sans connaître sa destination nouvelle, il était venu à Paris avant de se rendre à Brest.

Au moment où il fut nommé ministre de la guerre, il s'était déjà concerté avec Barras. Sous prétexte de })asser de l'armée de Sambre-et-Meuse à Tarmée des cotes de l'ouest, des corps de troupes devaient s'approcher de Paris et servir à l'expédition que le Directoire voulait diriger contre le Corps législatif.

A la séance du 2 juillet , Aubry, membre de la commission des inspecteurs de la salle, proposa au conseil des Cinq-Cents qu'un message fût adressé sur-lechamp au Directoire , pour qu'il eût à rendre compte, séance tenante, des faits suivants : — « Est-il vrai (|ue quatre régiments de chasseurs doivent arriver de l'armée de Sambre-et-Meuse les 31 juillet, 1""", 2 et 3 août, à la Ferté-Alais, et d'autres plus tard ? — Par ([ui les ordres de marche ont-ils été donnés? — Quelles sont les mesures que le Directoire a prises pour arrêter cette disposition et en faire punir les auteurs? »

Un autre membre de la commission des inspecteurs, M. Delarue, ajouta, « que la veille, aussitôt qu'il avait été instruit de cette circonstance, il s'était rendu au Directoire avec un de ses collègues. Le président du Directoire avait déclaré qu'il n'avait donné aucun ordre et n'avait nulle connaissance des faits. Le ministre de la guerre qui était encore Petiet, quoique Hoche eût été nommé la veille, fut mandé et ne savait pas non plus qui avait donné l'ordre. Le président du Directoire ajouta que c'était sans doute le général Hoche, qui a\ait appelé des régiments destinés à l'expédition qu'on

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