‹ Histoire du directoire de la République Française (volume 3)Chapitre 124 sur 141 · MARCHE DU GÉNÉRAL MORBAU · texte numérisé non relu

MARCHE DU GÉNÉRAL MORBAU

La marche victorieuse de Tarmée du Rhin , TinTasion du territoire allemand, le départ de rarchiduc offraient maintenant des chances plus favorables à l'armée de Sambre-et-Meuse ; Jourdan renouvela le mouvement qu'il avait essayé un mois auparavant. Laissant le général Marceau et trente mille hommes pour observer Mayence et les places fortes, il passa le Rhin et s'avança en Allemagne avec une armée de cinquante mille hommes.

Wartensleben ne pouvait opposer de résistance; il se retira devant l'armée de Sambre-et-Meuse , qui suivit sa marche sans être retardée par quelques affaires d avant-garde. Un combat plus important fut livré à Friedberg, d'après les ordres de Tarchiduc, et ne réussit pas mieux aux Autrichiens. Francfort, qui était alors une ville fortifiée et bien approvisionnée, capitula après quelques instants de bombardement.

Continuant toujours sa route dans le cœur de TAllemagne, Jourdan arriva à Wurtzbourg, qui n'était défendu que par les trois mille hommes du prince-évêque de cet État , alors souverain. Wartensleben s'était retiré sur Bamberg ; Jourdan l'y suivit. Après plusieurs combats assez meurtriers, quelques-uns où furent engagées les deux armées Tune contre l'autre, Jourdan avait son quartier général à Amberg. Le 21 août, cinq divisions bordaient la Naab, qui les séparait des Autrichiens. Le général Bernadotte, avec sept mille hommes, observait la route de Ratisbonne; il était à dix lieues de cette ville.

Pendant que l'armée de Sambre-et-Meuse s'avançait sur la gauche du Danube , en suivant la retraite de Wartensleben, le général Moreau marchait avec pré-

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