MARCHB DU GÉNÉRAL MOREAU
dionale jusqu'au lac de Constance et aux défilés du Tyrol , n ayant maintenant d'autre ennemi à combattre que le corps du prince de Condé : car TarchiduCy depuis le départ de Wurmser, avait fait revenir à lui les troupes allemandes.
De sorte que l'armée autrichienne en soutenant quelques combats d'arrière-garde parvint jusqu'au Danube à Donauwerth ; les deux armées françaises n'étaient distantes l'une de l'autre que de trois marches. L'archiduc se décida à risquer une bataille pour s'opposer à leur jonction. Le 1 1 août, il attaqua l'armée française en avant de Neresheim; elle était forte d'environ quarante-cinq mille hommes ; mais elle s'étendait sur une longueur de huit lieues. L'archiduc porta des forces considérables sur la gauche de la ligne française que commandait le général Duresme. Cette division fut rejetée en arrière et séparée du centre ; un corps autrichien qui avait passé le Danube à Ulm se présenta sur le flanc de l'armée française ; le quartier général et les parcs firent précipitamment leur retraite. Dès le commencement de la bataille les Français étaient tournés , coupés et avaient perdu leur ligne d'opérations; mais tous les eflforts de l'archiduc , pendant le reste de la journée, furent vains pour forcer les positions qu'occupait la division de Gouvion Saint-Cyr. Le champ de bataille resta au pouvoir de l'armée française.
Cette entreprise ayant échoué, l'archiduc se trouvait dans une position périlleuse; toute l'aile gauche de Moreau, commandée par Desaix et détachée du corps d'armée, n'avait point pris part à l'action , il eût donc été imprudent de la renouveler. L'armée de Sambre-et- Meuse s'avançait et pouvait tourner et envelopper l'armée autrichienne. Elle passa le Danube , abandon-