‹ Histoire du directoire de la République Française (volume 3)Chapitre 129 sur 141 · septembre · texte numérisé non relu

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338 RETRAITE DE l'aRMÉE DU RHIN.

avertissement du péril qui pouvait menacer une retraite.

Le 16 septembre, le corps de Desaix était arrivé sur le Danube ; Tarmée se mit en marche , suivie par les généraux La Tour et Nauendorf , qui Taltaquèrent le 28 septembre et furent repoussés sur tous les points.

Un obstacle et un péril de tous les jours accompagnaient cette retraite ; les populations que le passage et le séjour d une armée envahissante avaient vexées, maltraitées, ruinées, en gardaient la profonde rancune qui éclata avec une ardeur cruelle dès que Tennemi fut vaincu et chassé. L'armée de Jourdan avait éprouvé les effets de ce changement de fortune ; Texempie fut contagieux pour les paysans de la Souabe , qui avaient pourtant été traités avec plus de ménagements. Les soldats isolés étaient assaillis , poursuivis , amenés captifs aux Autrichiens ; les convois étaient surpris ; les hôpitaux n'étaient point en sûreté; les choses en étant à ce point, personne ne blâmait plus la détermination que le général Moreau avait prise , et Ton s'applaudissait de sa prévoyance.

Déjà le général Nauëndorf avec sa division , se séparant du général La Tour, était venu occuper les défilés de la forêt Noire avec une nuée de paysans armés et la colonne sortie des garnisons. L'archiduc s^avançait avec douze mille hommes en remontant la rive droite du Rhin.

Moreau profita de raCTaiblissement du corps de l^ Tour, laissé seul à la poursuite de Tarmée française; il l'attaqua à Biberach , le mit en complète déroute, et lui prit des drapeaux, des canons et quatre ou cinq mille prisonniers.

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