‹ Histoire du directoire de la République Française (volume 3)Chapitre 16 sur 141 · PBBMIÈRBS SÉANCES DES CONSEILS · texte numérisé non relu

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pûtes. Les Conseils une fois installés, il fut décidé qu'on ne rechercherait pas les irrégularités, et il n'y eut réellement aucune vérification des pouvoirs.

Mais il était résulté de cette précipitation des collèges électoraux que la plupart s'étaient retirés et dissous aussitôt après Télection des députés, sans avoir nommé les juges et les administrateurs que la constitution avait remis à leur choix. Convoquer des assemblées électorales qui n'avaient pas une existence permanente, et dont les membres n'avaient plus aucun pouvoir ni aucun caractère après leur dispersion, c'était, disaiton, contraire à la constitution. Le véritable motif était la crainte d'agiter les esprits , de réveiller les cabales et les luttes de partis. Si, pour observer une stricte légalité, on eût réuni les assemblées primaires pour élire de nouveaux électeurs , ce danger eût été encore plus à craindre. Le Directoire demanda au conseil des Cinq- •Cents l'autorisation de pourvoir à tous les emplois judiciaires et administratifs qui restaient vacants faute d'élection.

C'était réclamer une grande augmentation de pouvoirs et une dérogation aux principes qui avaient pris place dans les trois constitutions successives. A la vérité, ce droit donné au peuple d'élire les magistrats avait été suspendu pendant le règne des comités de la Convention. On avait même commencé à comprendre que, dans un système de division des pouvoirs, le pouvoir exécutif responsable devait choisir les agents de ladministration ; la nouvelle constitution conférait au Directoire le droit de destituer les élus du peuple. Le commissaire du gouvernement, placé auprès de chaque administration collective, était à la nomination du Directoire.

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