‹ Histoire du directoire de la République Française (volume 3)Chapitre 63 sur 141 · PACIFICATION DES CHOUANS · texte numérisé non relu

PACIFICATION DES CHOUANS

— « Ce malheureux pays tous devra son repos, madame , dit le général ; avez-vous encore quelque chose à désirer? »

Elle demanda la liberté des détenus arrêtés comme insurgés ou à raison de leurs opinions politiques. Hoche ordonna aussitôt qu'un rapport lui serait fait sur les prisonniers qui pouvaient être délivrés.

Les rapports avec les Chouans ne pouvaient avoir cette courtoisie et cette douceur, La guerre de surprises et d'embuscades, les avantages alternatifs qui n'avaient d'autre résultat que des pillages ou des massacres, continuèrent longtemps. 11 n'en devait pas être autrement lorsqu'une centaine de bandes indiscipUnées étaient dispersées sur une vaste région. On avait à obtenir séparément la soumission de chacune d'elles, car elles reconnaissaient très-peu l'autorité de M. de Puisaye ou des principaux officiers qui formaient son état-major général.

Cette guerre continuait à être meurtrière pour les malheureux émigrés; non-seulement chaque rencontre coûtait la vie à quelqu'un d'entre eux , mais surpris dans leurs retraites, saisis au moment où ils débarquaient, ils étaient aussitôt fusillés. Le 21 mai, dans un rapport adressé au ministre de la guerre, on portait à soixante et dix le nombre de ceux qui avaient péri par sentence des conseils de guerre. Cependant Hoche avait adopté pour mesure générale ce qu'il avait accordé à l'armée de Scepeaux, et les émigrés en se soumettant avaient la permission de sortir de France.

Enfin le plus obstiné des chefs de Chouans, Georges Cadoudal, demanda à traiter. Le général Hoche lui répondit : — w Vous voulez la paix, dites-vous ; et moi

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