Le Rédacteur, » février
de sa cour. En effet, s'il était vrai que T Angleterre commençât à comprendre ses véritables intérêts; si elle voulait de bonne foi la paix , proposerait-elle un congrès dont le résultat nécessaire serait de rendre toute négociation interminable? se bornerait-elle à demander d'une manière vague que le gouvernement français indiquât une manière quelconque de parvenir à une pacification générale?
c< Cette démarche n'aurait-elle d'autre objet que d'obtenir pour le gouvernement britannique Timpression favorable qui accompagne toujours les premières ouvertures pacifiques? N'aurait-il pas l'espérance, en faisant ces ouvertures, qu'elles ne conduiraient à aucun résultat?
« Quoi qu'il en soit, le Directoire, qui n'a point d'autre politique que la franchise et la bonne foi, suivra une conduite conforme à ses principes. Il ne craint pas de déclarer ouvertement le désir ardent qu'il éprouve de procurer la paix à la République française et à toutes les nations. Chargé par la constitution de l'exécution des lois , il ne peut entendre à aucune proposition qui leur serait contraire. L'acte constitutionnel ne lui permet de consentir à aucune aliénation du territoire de la République, tel qu'il est constitué par les lois. Quant aux pays occupés par les armées françaises , et qui n'ont point été réunis à la France, ils peuvent, ainsi que d'autres intérêts politiques et commerciaux, devenir le sujet d'une négociation, qui offrira au Directoire le moyen de prouver combien il désire arriver promptement à une heureuse pacification. »
L'armistice proposé par le général autrichien aux généraux Jourdan et Pichegru avait été accepté avec empressement par le Directoire , non point comme un