‹ Histoire du directoire de la République Française (volume 3)Chapitre 82 sur 141 · ARMISTICE AVEC L ARMÉE SARDE · texte numérisé non relu

ARMISTICE AVEC L ARMÉE SARDE

des mêmes principes et des mêmes intérêts que les républicains français ? »

Le générai répondait par des arguments tirés des chances probables de la guerre et de la topographie de la haute Italie qu'il avait, comme on peut croire, soigneusement étudiée. Il s appuyait sur l'expérience des guerres que les généraux français avaient soutenues sur ce même théâtre, et montrait comment Villars et le maréchal de Coigny avaient perdu les avantages obtenus d'abord , en ne prenant pas pour ligne de défense TAdige qui intercepte toutes les routes d'Allemagne en Italie.

Puis il disait que plus est vaste le territoire soumis à une armée, plus il lui est possible de ménager les habitants, et d'en tirer sans vexations de grandes ressources. Il promettait d'occuper bientôt non pas seulement le Piémont et la F^ombardie, mais les légations de Bologne et de Ferrare, et aussi les duchés de Parme et de Modène. Le seul moyen d'intimider Venise était aussi d'envahir le plus tôt possible ses États de terre ferme.

Il entrait dans plus de détails sur le roi de Sardaigne, parce que là surtout était la question. Le Directoire, en admettant la possibilité de traiter avec ce prince , ainsi qu'on l'avait essayé avant l'ouverture de la campagne, lui avait aussi indiqué le désir de livrer le Piémont à une révolution. — « Le général en chef, disaient les instructions, cherchera par tous les moyens qui sont en son pouvoir, à animer les mécontents du Piémont et à les faire éclater contre la cour de Turin d'une manière générale ou partielle. »

Le général Bonaparte pensait tout autrement. Il n'aimait pas les révolutions , parce qu'elles troublent l'or-

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dre et ruinent les États ; il croyait bien plus à Tefficacité des forces régulières qu'au succès des forces convulsives. Il n'avait pas plus de goût à bouleverser l'état social d'une nation qu'à troubler la discipline d'une armée. Toutefois il se gardait bien de proclamer tout haut sa pensée, et se bornait à dire : « Vous ne devez pas compter sur une révolution en Piémont, elle viendra; mais il s'en faut que l'esprit de ces peuples soit disposé à cet effet. »

Il ajoutait : w Le roi de Sardaigne n'est plus à craindre ; ses milices sont congédiées ; les Anglais vont cesser leurs subsides; les affaires intérieures sont dans le plus mauvais état. Quelque parti que prenne la cour, les mécontentements s'accroîtront. Après la fièvre vient la faiblesse. Quinze à dix-huit mille hommes sont toutes les forces qui lui restent; disséminés dans un grand nombre de villes, ils suffiront à peine pour maintenir la tranquillité intérieure. D'un autre côté, la cour de Vienne sera de plus en plus irritée : elle reprochera au cabinet de Turin d'avoir, à la première bataille perdue , désespéré de la cause commune » et lui rappellera que Victor Amédée , en 1 703 , ayant perdu tous ses États hormis la ville de Turin, y tint ferme et attendit le secours que lui amena audacieusement le prince Eugène. »

Le général défendait de même le gouvernement aristocratiquede Gênes. « Si, pour protéger les principes, de la liberté, on allume, disait-il, une guerre civile; si on soulève le peuple contre les nobles et les prêtres, on deviendra responsable des excès qui accompagnent toujours une pareille lutte. Au contraire , lorsque l'armée sera maîtresse de tous les États de la maison d'Autriche en Italie et de ceux du pape en deçà de l'Apen-

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nin, elle sera en position de proclamer la liberté et d'exciter le patriotisme italien contre la domination étrangère. On n'aura pas besoin de jeter la discorde entre les diverses classes de citoyens. Nobles, bourgeois , paysans marcheront d'accord pour le rétablissement de la patrie italienne. Le mot « Italiam , Ita- « liam , » proclamé à Milan , à Bologne et à Vérone produira un effet magique. Si nous nous arrêtions sur la droite du Tessin , les Italiens nous diraient : <c Pourw quoi n'avancez-vous pas ? »

En fait le général de Tarmée d'Italie mettait le Directoire dans la nécessité absolue de conclure la paix avec le roi de Sardaigne. Avant que le gouvernement pût répondre à ses dépêches, avant même qu'il les eût reçues, l'armée avait été mise en mouvement pour attaquer les Autrichiens et pour entrer dans le Milanais. Lui enjoindre de rétrograder pour détrôner le roi de Sardaigne , eût été compromettre tout le succès de la' campagne et renoncer au plan dont le Directoire pressait l'exécution.

Le traité fut signé le 15 mai 1796, trente-quatre jours après l'ouverture de la campagne. Le Directoire consentait à cette paix avec regret, mais il ne pouvait le laisser paraître. Barras, Rewbell et La Réveillère cédaient à la volonté du général Bonaparte plutôt qu'à l'opinion pubHque et aux sages avis de Carnot.

Les conditions étaient dures pour le vaincu, ainsi que le comportait une guerre où la France combattait pour son indépendance. L'Europe n'était plus au temps où les armées manœuvraient sur une frontière pour conquérir, en cas de victoire, une fraction de province ou quelques places fortes. Chacune des puissances coalisées contre la Révolution française pouvait s'attendre

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à subir dans sa défaite de sévères exigences; comme aussi un gouvernement qui usait impitoyablement de la victoire devait prévoir qu'en brisant la balance de l'Europe, en exerçant une domination absolue, il arriverait à un terme où le joug serait brisé. La politique révolutionnaire, au dehors comme à Tintérieur, ne pouvait obtenir, quelque grands qu'ils fussent, que des résultats provisoires.

Le roi de Sardaigne renonçait à la Savoie et au comté de Nice. Tous les passages des Alpes, le mont Cenis, le mont Genèvre, le col de Tende, le petit Saint- Bernard appartiendraient à la France ; les places fortes destinées à les défendre du côté de l'Italie devaient être démolies; les émigrés français étaient expulsés des États sardes. Une amnistie serait accordée par le roi à ceux de ses sujets poursuivis ou condamnés pour faits ou opinions révolutionnaires. Coni, Tortone, Valenza , le fort Dauphin restaient entre les mains de la France jusqu'à la paix générale.

Le jour même où le général Bonaparte avait signé la suspension d'armes, il adressait une proclamation à son armée : « Soldats , vous avez remporté eu quinze jours six victoires , pris vingt et un drapeaux , cinquante - cinq pièces de canon , plusieurs places fortes, et conquis la plus riche partie du Piémont. Vous avez fait quinze mille prisonniers, tué ou blessé plus de dix mille hommes. Vous vous étiez jusqu'ici battu pour des roches stériles ; vous vous étiez illustrés par votre courage , mais sans utilité pour la patrie. Vous égalez aujourd'hui , par vos services , les armées de Hollande et du Rhin. Vous avez gagné des batailles sans canons , passé des rivières sans ponts, fait des marches forcées sans souliers, bi vaqué

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sans eau-de-vie et souvent sans pain. Les soldats de la liberté étaient seuls capables de souffrir tout ce que vous avez souffert. Grâces vous en soient rendues , soldats ! Vos victoires actuelles en présagent de plus belles encore. Les deux armées qui naguère vous attaquaient avec tant d'audace fuient épouvantées devant vous. Les hommes pervers qui riaient de votre misère et se réjouissaient dans leur pensée des triomphes de vos ennemis, sont confondus et tremblants. Mais, soldats, vous n'avez rien fait puisqu'il vous reste à faire : Milan n'est point à vous. Les cendres des vainqueurs de Tarquin sont encore foulées par les assassins de Basseville. On dit qu'il en est parmi vous dont le courage mollit; non, je ne le puis croire. Les vainqueurs de Montenotte, de Millesimo, de Dego, de Mondovi, brûlent de porter au loin la gloire du nom français. »

Les armées n'avaient pas encore entendu un tel langage. Jamais les soldats n'avaient reçu de tels encouragements; jamais on ne leur avait si bien parlé de leur courage, de leur dévouement, de leur gloire. Jamais Téloquence de la flatterie , la recherche de la popularité n avaient été si bien combinées avec la fermeté et Texigence du commandement.

L'effet de ces proclamations ajoutait encore à l'enthousiasme qu'excitait à Paris la nouvelle des prodigieuses victoires. Le colonel Murât, qui apportait les drapeaux conquis par l'armée d'Italie, fut accueilli par le Directoire avec une effusion de joie et de reconnaissance; tout ce qu'avait décidé, tout ce que voulait le général Bonaparte était approuvé.

Non seulement le Directoire signait un traité avec le roi de Sardaigne au lieu de le détrôner, mais il lui fallait ne point blâmer ouvertement les égards obser-

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vés envers ce souverain ; il lui fallait tolérer que ce gouvernement, au lieu d'être bouleversé par une protection accordée aux opinions et aux principes révolutionnaires , fût au contraire ménagé et affermi par le vainqueur; que la noblesse conservât son rang, son influence et sa participation aux affaires. Aussi l'aristocratie piémontaise s empressa de présenter au général français des félicitations et des hommages. Le duc d' Aoste , second fils du roi , qui avait été le chef du parti de la guerre, lui écrivit des lettres pleines de courtoisie et de déférence. Elles furent apportées par le comte de Saint-Marsan , homme distingué par ses lumières et sa raison, qui gagna, pour. la conserver toujours, la confiance bienveillante du général Bonaparte. Dès les premiers jours de mai, Coni et Tortone furent livrées à larmée française; Beaulieu avait tenté de les surprendre. Mais son projet avait été prévu , et les commandants piémontais furent avertis à temps que les portes devaient lui être fermées. Un régiment napolitain avait par ses ordres réussi à s'emparer de Valenza. Le général Bonaparte insista fortement pour que la condition portée dans larmistice fût accomplie; il annonçait que cette place lui était nécessaire pour effectuer le passage du Pô , et il s'occupait manifestement des préparatifs de cette grande opération. Ce n'était qu*une apparence : pendant ce temps-là, plusieurs divisions partant de Tortone descendaient à marches forcées la rive droite du fleuve jusqu'à Plaisance, loin en arrière de l'armée autrichienne. Le 7 mai, le passage fut commencé, et Tavant-garde s'établit sur la rive gauche sans trouver une grande résistance. Dans la nuit du 7 au 8 , un pont de bateaux fut établi , et le 9 toute l'armée put traverser le fleuve. Une division au-

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trichienne était arrivée et s'était fortifiée dans un village de la rive gauche ; il importait d'en déloger Tennemi avant que des forces considérables vinssent le joindre; l'attaque fut vive et obtint un prompt succès.

Cependant Beaulieu était arrivé et sa marche avait été plus rapide que ne l'avait calculé le général Bonaparte. Une division française fut surprise, et le général Laharpe , qui la commandait , fut tué dans un combat de nuit.

Le 1 0, l'armée marcha sur Lodi ; cette ville est située sur la rive gauche de l'Adda , qui , sortant du lac de Côme, descend d'un cours rapide se jeter dans le Pô. Le général autrichien n 'ayant pu défendre la ligne du Tessin , s'était hâté de venir se placer sur TAdda. Une forte arrière-garde arrêta la marche de l'armée française, qui ne put entrer à Lodi avant que Beaulieu eût pris ses mesures pour défendre le passage de la rivière. Elle est en cet endroit profonde et torrentielle. Le pont qui la traverse a cent toises de long; trente pièces de canon en défendaient les approches. Une armée de trente -cinq mille hommes occupait la rive gauche. C'était une grande bataille à livrer.

Le général Bonaparte résolut de passer ce pont le jour même sous le feu de l'ennemi et de l'étonner par une opération si hardie. Une batterie fut placée en face de la batterie autrichienne. Une colonne de cavalerie fut envoyée vers un gué qui était praticable. Le feu de l'artillerie française détermina un mouvement de la ligne autrichienne qui se recula dans un pli du terrain pour être à l'abri des boulets. A ce moment, le général fit battre la charge et une colonne déboucha hors du rempart qui la masquait. Les feux des batteries ennemies

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et de la mousqueterie se croisaient à l'entrée du pont. 11 y eut un moment d'hésitation. Les généraux s'élancèrent à la tête des troupes ; Berthier, Masséna, Cervoni, Lannes les enlevèrent au pas de charge ; en quelques minutes elles arrivèrent sur la batterie autrichienne. Étant ainsi maîtres du pont^ les Français se lancèrent sur la ligne ennemie, l'enfoncèrent et la contraignirent à se retirer en désordre sur Créma , après avoir perdu son artillerie, plusieurs drapeaux et deux mille prisonniers.

Milan, situé en arrière de l'Adda et du champ de bataille, ne pouvait être défendu; les administrations autrichiennes en étaient déjà sorties, et l'ordre était maintenu dans la ville par une garde nationale ; elle avait choisi pour commandant le duc Serbelloni.

Une députation qui avait pour chef un des hommes les plus honorés de l'Italie, le comte Melzi, se présenta au quartier général de Lodi, au nom de la municipalité de Milan et des États de Lombardie, pour protester de leur soumission et implorer la clémence du vainqueur.

Masséna entra à Milan le 14 mai avec l'avant-garde ; le lendemain , le général en chef y fit une entrée solennelle sous un arc de triomphe et au milieu d'un peuple immense qui faisait retentir les cris de : « Vive l'Italie ! vive la liberté î »

Le Directoire n'avait pas encore reçu la nouvelle de la glorieuse journée de Lodi, mais il s'attendait à apprendre bientôt l'invasion de la Lombardie et l'occupation de Milan. Le général Bonaparte lui en avait donné l'assurance et l'on avait appris à croire en ses promesses. Cependant , après les premières joies qu'a-

valent données aux gouvernants de la République les victoires de l'armée d'Italie et la soumission du Piémont, tout en se décidant à convertir en un traité les conditions réglées d'avance par le général, ils s'étaient inquiétés de ce qu'il acquérait de grandeur et de puissance. Évidemment il pouvait et il voulait devenir maître de la paix et de la guerre. C'était lui qui dorénavant allait diriger la politique et les relations extérieures, comme les mouvements de son armée. Jusqu*oû pouvait aller son ambition? Quelles opinions et quels principes ferait prévaloir un général qui ménageait ainsi les rois et les aristocraties?

Trois jours après la victoire de Lodi, au moment où la députation des Milanais venait lui demander d'occuper la capitale de la Ijombardie , le général reçut une lettre du Directoire qui répondait aux dépêches écrites après l'armistice accordé aux Piémontais vaincus. Cette lettre félicitait le citoyen général de ses glorieux succès et reconnaissait les excellents services qu'il avait rendus à la patrie , mais elle s'expliquait avec un ton de souveraineté sur les actes du général et sur la conduite qu'il avait désormais à suivre ; ce qui était plus remarquable , on lui prescrivait un nouveau plan de campagne et la marche de son armée. Le Directoire approuvait l'armistice , et plus encore les mesures vigoureuses prises en l'accordant, afin de faire exécuter sur-le-champ les conditions les plus essentielles. Avec une sorte d'affectation et pour bien montrer au général que sa mission militaire ne devait pas prendre un caractère politique, on lui disait :

« Le Directoire a vu avec plaisir que le citoyen Salicetli, son commissaire près de l'armée d'Italie, avait été

consulté avant la conclusion de l'armistice : ces sortes de transactions , dans les cas urgents où le Directoire ne peut être lui-même consulté , sont particulièrement du ressort des commissaires du gouvernement. 11 convient que les généraux ne puissent arrêter aucune transaction ou négociation sans les ordres du Directoire, ou aux conditions qui leur seront indiquées par les commissaires. »

En approuvant la célérité que le général avait déployée pour marcher contre l'armée autrichienne , les directeurs lui disaient : a Marchez ! point de repos funeste ! 11 vous reste des lauriers à cueillir, et c'en est fait de la perfide coalition si vous profitez, comme vous l'annoncez, des victoires de l'armée que vous commandez.

ce Le plan de campagne que vous proposez est digne des Français et de l'armée que vous conduisez à la victoire, mais il présente des obstacles majeurs et des difficultés pour ainsi dire insurmontables. Le Directoire doit se circonscrire dans un cercle moins étendu. Il y est ramené par la nécessité impérieuse de terminer la guerre dans cette campagne. Il doit craindre les désastres que pourrait entraîner un insuccès. Nous comptons sur les victoires de l'armée d'Italie ; mais si vous cherchiez à entrer en Bavière par le Tyrol, quelle serait la retraite honorable en cas de revers ? »

Puis, sans lui refuser les renforts qu'il demandait instamment, on lui disait qu'il serait impossible de lui envoyer plus que quelques mille hommes. « Ainsi comment contenir, sur un si vaste espace, des populations irritées par la misère que nécessite une occupation armée? (Comment être assuré que le roi de Sardaigne

ne reprendra pas les armes et ne coupera point nos communications? »

Puis était exposé le plan de campagne , ou plutôt la politique du Directoire; sans doute il avait le désir et l'espoir de vaincre rAutriche et de lui imposer la paix ; mais il semblait plus facile et plus promptement exécutable de conquérir et d'anéantir les puissances dltalie» maintenant livrées à leurs propres forces et séparées des Autrichiens. Leur apporter une révolution ou du moins exiger d'énormes sacrifices d'argent, c'était ce que Rewbell appelait des conditions honorables. 11 ne connaissait point d'autres ressources pour restaurer les finances de la République; il voulait écraser ou détruire les États faibles et mettre la main sur les trésors qu'il leur supposait, en attendant le moment de triompher des grandes puissances. Lorsque le Directoire écrivait cette lettre, Rewbell n'avait pas encore consenti au traité avec le roi de Sardaigne, et se débattait contre Carnot, qui en comprenait tous les avantages ^

Il y avait dans le Directoire un homme encore plus empressé et plus ardent à la conquête de la Péninsule, c'était La Réveillère Lepeaux. Le philosophique apôtre de la théophilanthropie ne voyait rien de si grand et de si essentiel que d'aller à Rome et d'anéantir la papauté; il ne croyait pas que la Révolution fût en sûreté tant que la religion catholique ne serait pas abolie dans sou centre par une invasion militaire, comme il l'abolissait de son mieux en France, où il fermait les églises et persécutait les prêtres. L'ardeur contre la puissance pontificale était telle qu'avant les premières victoires de l'armée d'Italie, lorsqu'elle n'avait pas même passé. les

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