NOUVELLES NÉGOCIATIONS AVEC HOME
d'Italie , il n'y avait pas un plus grand service à rendre à la patrie. Le projet fut ainsi emporté de haute lutte et signé le lendemain, 10 octobre, par Delacroix et le prince Belmonte.
La négociation avec Parme n'avait pas la même importance; elle fut aussi reprise et se termina par un traité qui fut signé le 20 novembre.
Le général Bonaparte n'avait pas attendu l'assentiment formel du Directoire pour se préi)arer à reprendre la négociation avec Rome. 11 avait commencé par tirer le cardinal Mattei du séminaire oij il était déposé. Son enlèvement et sa détention étaient un des griefs les plus sensibles à la cour de Rome.
En le délivrant , il lui écrivait : * — « Les circonstances dans lesquelles vous vous êtes trouvé , monsieur, étaient difficiles et nouvelles pour vous, c'est à cela que je veux bien attribuer les fautes que vous avez commises. Les vertus morales et chrétiennes que tout le monde s'accorde à vous reconnaître, me font désirer que vous vous rendiez dans votre diocèse. Assurez tous les ministres du culte et les religieux des différentes congrégations, de la protection spéciale que je leur accorderai, toutes les fois cependant qu'ils ne se mêleront pas des affaires politiques. »
Le traité que la cour de Naples venait de conclure avec la France , avait été décidé surtout par la détermination que le gouvernement anglais venait de prendre; il évacuait la Corse et renonçait à toute entreprise dans la Méditerranée. Le Pape n'avait été informé qu'au dernier moment de l'abandon où le laissaient deux puis-
i. 5 oclobic.