LEVÉE DU S!ÉGE UE MANTOUE
30, au matin , la nouvelle arriva qu'une colonne autrichienne était entrée sans résistance à Brescia, oui étaient établis les magasins elles hôpitaux de l'armée. En même temps un autre corps autrichien, descendant par la rive occidentale du lac, attaquait le fort de Salo, défendu par quinze cents hommes. Des courriers se faisaient voir sur toutes les routes, publiant que l'armée française était cernée par deux armées autrichiennes.
Le général Bonaparte comprit aussitôt le plan de Wurmser; il résolut de réunir toutes ses forces et de se porter successivement sur les corps autrichiens , qui pour l'envelopper s'étaient séparés de manière à ne point s'appuyer les uns sur les autres. A l'instant même il leva le siéo;e de Mantoue. De cette façon il s'assurait l'avantage du nombre contre chacune des fractions d'un armée à peu près double de la sienne. On brûla les affûts de l'artillerie de siège, ainsi que les platesformes des batteries; on jeta les poudres à l'eau ; on enterra les boulets , on enclona les canons ; l'armée de siège était entièrement disponible le 31 juillet au soir.
Le général marcha d'abord contre la droite autrichienne qui, s'étant avancée jusqu'à Brescia , était la plus engagée. Il fit d'abord débloquer la citadelle de Salo, où la garnison tenait depuis quarante-huit heures et avait repoussé cinq assauts ; les assiégeants , surpris , perdirent leurs canons , des drapeaux et des prisonniers. En même temps un combat plus important s'engagea à Lonato ; une division autrichienne y avait pris position pour s'assurer le passage du Mincio et pour opérer la jonction de l'aile droite avec Wurmser. Le général en chef dirigea lui-même l'attaque à la tête d'une brigade ; elle fit des prodiges de valeur. Les Au-