‹ Histoire du directoire de la République française (volume 4)Chapitre 92 sur 110 · LEVÉE DU SIÈGE DE MANTOUE · texte numérisé non relu

LEVÉE DU SIÈGE DE MANTOUE

trichiens furent mis en déroute et furent ainsi écartés de la route qu'ils voulaient suivre.

Pendant ce temps-là , Wiirmser avait passé l'Adige et occupé l'espace qui sépare cette rivière du Mincio. Il avait envoyé deux divisions vers Borghetto , oii , selon ses calculs , devait être opérée la jonction avec sa droite. De sa personne , il avait marché sur Mantoue afin de faire lever le siège ; il ne trouva devant la place que des tranchées désertes , des battericîs démontées et tous les débris que les Français avaient laissés en se retirant. La précipitation que semblait indiquer ce qu'il voyait autour lui , le confirma dans la pensée que l'armée française se retirait épouvantée.

Cependant les divisions françaises se repliaient sur le quartier général pour être sous la main du général en chef et agir en masse. Masséna, après avoir arrêté pendant vingt- quatre heures la marche de Wiirmser, avait repassé le Mincio , en laissant son arrière-garde pour la défense de Peschiera et de la rive droite.

Augereau , de son côté, était arrivé par Borghetto ; il avait coupé le pont et laissé des postes sur la rive droite.

Le 1" août, à dix heures du matin , le général en chef entrait à Brescia avec les divisions de Masséna et d'Augereau et en chassait les Autrichiens qui n'avaient pas eu le temps de s'y établir; leur droite se retira non sur le corps d'armée , mais vers les montagnes par la route qu'elle avait suivie pour arriver à Brescia, route déjà coupée par une division française.

Les arrière-gardes laissées par Augereau et Masséna pour défendre le Mincio, pouvaient retarder, mais non empêcher le passage ; elles se replièrent sur Lonato , que les Autrichiens réussirent à occuper, après avoir

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