‹ Histoire du directoire de la République française (volume 4)Chapitre 95 sur 110 · RETRAITE DE WURMSER · texte numérisé non relu

RETRAITE DE WURMSER

une division, commandée par le général Fiorella, qui avait marché toute la nuit, arriva à l'improviste sur la gauche des ennemis et y jeta quelque désordre : ce fut le signal d'une attaque générale. Elle eut un plein succès sur tous les points. L'armée de Wiirmser se retira en désordre sur la rive gauche du Mincio, et peu s'en fallut que lui-même ne fût pris par la cavalerie légère.

Le Mincio fut de nouveau passé par l'armée française à Peschiera, où une faible garnison avait su se maintenir. Le général Bonaparte rentra le 7 à Vérone. Les deux rives du lac de Garde furent occupées; la flottille autrichienne avait été hrûlée pour ne pas tomber aux mains des Français.

Wûrmser se retira à Roveredo et à Trente; il ramenait une armée diminuée de moitié et découragée. Du 29 juillet au 12 août, les Français avaient fait quinze mille prisonniers, et pris soixante et dix pièces de canon et neuf drapeaux. Le seul avantage que l'Autriche recueillait du grand effort qu'elle avait tenté était d'avoir ravitaillé Mantoue. Le siège était à recommencer et les Français ne pouvaient avancer tant qu'ils n'auraient pas pris cette ville qui renfermait une armée.

Les ouvrages des assiégeants avaient été détruits, les canons et les munitions qu'ils avaient abandonnés étaient maintenant entrés dans la place. Il n'y avait aucun moyen de reprendre le siège. La saison des fièvres, si funeste dans ce pays marécageux, allait commencer; l'ouverture de la tranchée et les remuements de terre auraient augmenté les ravages de l'épidémie. Le général se contenta d'un blocus étroitement resserré et protégé par des redoutes.

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