‹ Histoire du directoire de la République française (volume 4)Chapitre 97 sur 110 · WURMSER S ENFERME DANS MANTOUE · texte numérisé non relu

WURMSER S ENFERME DANS MANTOUE

courages; les Français s'attendaient à le voir capituler et poser les armes.

L'énergique vieillard n'était ni désespéré ni abattu ; il avait encore six mille hommes d'excellente cavalerie. 11 profita de la rapidité de leurs mouvements pour surprendre un passage de TAdige à Legnago. Les Français le poursuivaient , mais leurs détachements n'étaient point assez nombreux pour l'arrêter. 11 rencontra à Cerca une faible avant-garde qui ne pouvait lui résister; il la dispersa et fit quatre cents prisonniers. A ce même instant arrivait le général Bonaparte; il n'eut que le temps de tourner bride. Wurmser en futj aussitôt informé et le fit poursuivre dans toutes les directions, recommandant qu'on le lui amenât vivant.

Culbutant ainsi les détachements ou les postes qui ne pouvaient lui opposer une résistance efficace, il arriva devant Mantoue. Avant de s'y enfermer, dès qu'il eut fait sa jonction avec la garnison, se trouvant ainsi à la tête de vingt-cinq mille hommes, il reprit bon espoir et essaya de tenir la campagne. Le 19 septembre, il livra une bataille à Saint-Georges presque sous les murs de la ville et perdit trois drapeaux, onze pièces de canon et trois mille prisonniers; puis, il se répandit dans le pays qui sépare Mantoue de la rive gauche du Pô. Il jeta un pont et fit entrer des convois de vivres dans la place. Enfin, après avoir encore tenté un combat pour se frayer une route vers l'Adige, espérant y trouver passage, il s'enferma dans Mantoue avec les restes de son armée. Une de ses divisions était restée à la défense du Tyrol; une autre était dans le Frioul.

Au commencement d'octobre , la ville se trouva de

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