‹ Histoire du directoire de la République française (volume 4)Chapitre 98 sur 110 · MOUVEMENTS DES ARMÉES SUR LE RHIN · texte numérisé non relu

MOUVEMENTS DES ARMÉES SUR LE RHIN

nouveau cernée. L'armée française, dans les trois semaines de cette campagne oii elle avait parcouru tant de distances et livré tant de combats, était diminuée de quatorze cents prisonniers , dix-huit cents tués , quatre mille cinq cents blessés.

Elle avait grand besoin de repos. Les troupes employées au blocus de Mantoue n'en trouvèrent d'abord pas beaucoup; cette nombreuse garnison tenta de fréquentes et fortes sorties. Leur mauvais succès et les maladies calmèrent son ardeur; il y avait un trèsgrand nombre de malades et trente mille bouches à nourrir. On aurait donc pu espérer qu'elle tarderait peu à capituler; mais le vieux maréchal avait eu la prévoyance d'y accumuler d'immenses provisions pendant les deux levées du siège; en outre, il fit saler presque tous les chevaux de sa cavalerie. Ces précautions et sa ferme constance devaient prolonger longtemps le siège. Mantoue était destinée à être encore le lieu décisif où le sort de la guerre prononcerait entre deux vaillantes armées, entre deux grandes puissances.

Elles combattaient aussi sur un autre théâtre. Bien que les armées du Rliin n'eussent pas accompli le projet difficile à réaliser qui avait d'abord été conçu ; bien que leurs opérations restassent sans rapport direct avec la marche de l'armée d'Italie, elles avaient exercé une influence heureuse sur la guerre, en ne permettant pas à l'Autriche de porter toutes ses forces sur le point où elle était le plus menacée; elles avaient aussi gagné leur part de gloire.

Pendant l'armistice, les forces autrichiennes avaient continué à être divisées en deux armées; Wurmser avait eu son quartier à Manheim; Clairfayt à Mayence,

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