‹ Histoire du directoire de la République FrançaiseChapitre 100 sur 174 · octobre · texte numérisé non relu

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LB DIRECTOIRE OFFRE DE TRAITER POUR Lk PAIX. 357

nir une réponse prompte, afin de passer ensuite à la grande affaire des sécularisations.

Le 6 novembre, les députés qui formaient le congrès répondirent par une conclusion négative. Les plénipotentiaires du Directoire dirent hautement que c'était un signal de guerre. Leur réplique était écrite en termes tranchants et hautains. — «La république française ne veut pas la guerre, mais elle ne la craint pas. Sa générosité est allée au delà de toutes les espérances; elle ne fera point de concessions nouvelles. ... La députation de l'Empire devrait considérer l'inégalité de la guerre où Tentraînent des conseillers pernicieux, d'une guerre où selon la probabilité, la France ne pourrait que gagner encore et l'Empire faire de nouvelles pertes. »

Chaque jour cette guerre paraissait plus imminente et plus prochaine. Les plénipotentiaires écrivaient, le 9 novembre, que Tarmée russe était en marche dans la Galicie autrichienne et qu'elle devait arriver à Olmiltz le 17. Des éclaircissements avaient été demandés au comte de Lehrbach, ministre d'Autriche; il avait répondu que les troupes russes n'avanceraient pas au delà des États héréditaires tant que les hostilités ne seraient pas commencées.

Les plénipotentiaires français croyaient encore que le Directoire avait entre ses mains la guerre ou la paix. Ils voyaient que la Prusse et les États secondaires de TAUemagne craignaient la reprise des hostilités. L'Autriche même semblait chercher à la diCTérer au moins jusqu'au printemps.

Le Directoire était dans la même disposition ; il espérait qu'en se montrant plus conciliant, il éviterait une rupture et pourrait même terminer les négocia-

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