‹ Histoire du directoire de la République FrançaiseChapitre 103 sur 174 · ARMÉE DU DANUBE · texte numérisé non relu

ARMÉE DU DANUBE

droite du haut Rhin, pour tourner ainsi le lac de Coi]stance et agir de concert avec l'armée de Jourdan, qui devait^ de son côté, s avancer en Souabe.

Mais le général Masséna, en se rapprochant de l'armée de l'archiduc , trouva une forte résistance à Feldkirch, et Jourdan qui, en apprenant les premiers succès de l'armée d*Helvétie, s'était porté en avant, s'arrêta à Stockach. Son armée était faible en nombre ; il avait à garder une longue ligne et craignait d'être tourné par sa gauche. Tous ces mouvements se faisaient avant que la déclaration de guerre eût été officiellement signifiée aux armées. Mais larchiduc s'était avancé ; il avait réuni toutes ses forces et se proposait de livrer une bataille décisive dès le début de la campagne. Il avait laissé en face de Masséna assez de forces pour contenir l'armée d'Helvétie et empêcher sa jonction avec l'armée du Danube. Outre son incontestable habileté, il avait une telle supériorité de nombre que toute combinaison lui était facile.

Le 21 mars, il marcha sur l'armée française , mais sans se proposer d'engager une> affaire générale. L'avant-garde de Jourdan se replia sans être entamée et il rapprocha ses divisions trop disséminées.

La journée du 25 mars, à Liptingen, fut moins heureuse. Les succès furent longtemps disputés et les Français purent croire un instant qu'ils avaient gagné la bataille, mais l'archiduc arriva avec de nouveaux renforts, mit pied à terre et marcha à la tête de ses grenadiers. Après un furieux combat d'infanterie, Jourdan, repoussé de Liplingen, se trouva coupé de quelques-unes de ses divisions , qui le rejoignirenl

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