‹ Histoire du directoire de la République FrançaiseChapitre 11 sur 174 · I. i février · texte numérisé non relu

I. i février

gauche à Morat, leur droite à Ërlach, au bord du lac de Bienne.

Brune commença par se présenter comme pacificateur; les négociations s'ouvrirent d'abord àBasle, puis à Payerne. Il s'aperçut bientôt que Berne et la Suisse allemande n'étaient point dans la même disposition que le pays de Vaud, et qu'en se portant en avant il ne trouverait pas pour auxiliaire une faction révolutionnaire favorable à la France; il prévoyait une résistance. En écrivant au général Bonaparte*, à qui, dès les premiers mouvements de troupes, tous les généraux avaient adressé leurs rapports et demandé des instructions, il disait que les changements promis par les Bernois dans leurs lois constitutives étaient sans doute une preuve de faiblesse, mais que les hommes qui menaient les affaires du canton avaient assurément une grande intelligence et beaucoup d'énergie. En même temps il avait reconnu, comme le lui avait annoncé d'avance le général Bonaparte, que ce n'était point par le pays de Vaud que le canton de Berne devait être attaqué, et que la colonne venant du Haut-Rhin par Bienne était destinée à arriver directement à Berne. — « Il ne faut rien moins que les douze mille hommes de l'armée du Rhin que vous avez demandés pour faire réussir cette expédition. Une lettre du citoyen Mengaud , qui a été affichée à Berne, a réveillé les oligarques, et leurs bataillons, sont sur pied. Je crois encore que tout pourra se terminer sans coup férir; mais la présence de la force est indispensable. »

n ajoutait : « On suscite des mouvements dans VOberland comme dans le temps de Charles le

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