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470 FERMETURE DE LA SOCIÉTÉ DEd JACOBINS.
nouies. Les haines affaiblies par le bienfait du temps ont été ravivées; des souvenirs à peine effacés ont été rappelés par les plus effrayantes manifestations; les proscriptions passées ont été reproduites à Timagination par des proscriptions nouvelles. La Constitution , en vertu de laquelle on était réuni, a été violée.
« Ces transgressions et ces violences ont pu d'abord être considérées comme un premier mouvement succédant à une longue compression; mais ce qu'on devait accorder d'indulgence est épuisé; la sagesse conseille la sévérité pour Tavenir. »
Le ministre ne manquait pas d'attribuer les coupables excès des réunions à l'or de l'étranger et aux conspirations royalistes. C'était une précaution oratoire à laquelle ne manquaient jamais le gouvernement, ses agents et les orateurs des Conseils. Ce rapport se terminait en invitant le Corps législatif à mettre en action, par des prescriptions réglementaires, les articles de la Constitution , qui indiquaient à quelles conditions le droit de réunion pouvait être exercé.
Ce rapport causa une vive émotion dans le conseil des Cinq -Cents qui comptait parmi ses membres beaucoup de sociétaires jacobins. Il était difficile, au milieu d'un tel désordre d'opinions , d'une semblable violence de langage, qu'on s'occupât à faire des règlements pour contenir la société de la rue du Bac «^ans les bornes de la raison et de la convenance. Au contraire, elle trouva des défenseurs zélés. Assurés de cet appui, les Jacobins, en modérant un peu leur langage, continuèrent à traiter des affaires publiques, à poursuivre avec acharnement la mise en accusation des anciens Directeurs. Sans se déclarer ouvertement contre Siéyès et Barras , ils suscitaient des pétitions